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le jour va se lever. Monsieur Ubu, votre femme est adorable et délicieuse, elle n'a pas-un seul défaut.
Père Ugu. — Vous vous trompez, il n’y a pas un défaut qu'elle ne possède.
M£re Usu. — Silence donc | Votre femme ne vous fait pas d'infidélités | |
Père UsBu. — Je voudrais bien voir qui pourrait être amoureux d'elle C'est une harpie |
MÈire UBu. — Elle ne boit pas |
Père Ugu. — Depuis quej ai pris la clef de la cave. Avant, à huit heures du matin elle était ronde et elle se parfumait
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UBU ROI à l'eau-de-vie. Maintenant qu’elle se parfume à l’héliotrope elle ne sent pas plus mauvais. Ça m'est égal. Mais maintenant il n’y a plus que moi à être rond!
MÈRE UBu. — Sot personnage! Votre femme ne vous prend pas votre or.
PÈRE UBUu. — Non, c'est drôle |
MÈRE UBu. — Elle‘ne détourne pas un soul!
PÈRE UBu. — Témoin monsieur notre noble et infortuné cheval à Phynances, qui, n’étant pas nourri depuis trois mois, a dû faire la campagne entière traîné par la bride à travers l'Ukraine. Aussi est-il
UBU ROï mort à la tâche, la pauvre bête |
MÈRE UBu. — Tout ceci sont des mensonges, votre femme est un modèle, et vous, quel monstre vous faites |
PÈRE UBu. — Tout ceci sont des vérités. Ma femme est une coquine, et vous, quelle andouille vous faites |
MÈRE UBu. — Prenez garde, Père Ubu!
PÈRE Uzu. — Añhlf c'est vrai, j'oubliais à qui je parlais. Non, je n’ai pas dit ça!
MÈRE UBu. — Vous avez tué Venceslas.
PÈRE UBu. — Ce n'est pas ma faute, moi, bien sûr.’ C’est la Mère Ubu qui a voulu.