‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 104 sur 153 · Mi:s (Nannomys) musculoides. (Tem · texte numérisé non relu

Mi:s (Nannomys) musculoides. (Tem

Mus musculoides. Temminck. Esq. zool. Guinée, p. lGI,18o3.

— [Nannomys) setulosus. Peters. Monatsb. Akad. Berlin, p. 480, pi. II.

— — — Tyclio-Tullberg. Mur. Kamerun, p. 18, pi. III

et IV, 1893.

— musculoides. Matschie. Saugeth. des Togogeb., p. 15, 1893.

a.ç^ adulte. M. Marche, décembre 187o. Samkitta, Ogùoué. 6. 9 — M. Thollon, 1896. Franceville, Gabon.

Ces trois spécimens en état de parfaite conservation présentent entre eux la plus grande similitude, tant sous b* rapport des dimensions que de la coloration du pelage. 11 > mesurent de 68 à 70 millimètres pour la tête et le corps, 48 à 53 pour la queue et 16 à 18 pour le pied. Le dessus du corps et de la tête est d'un brun sombre, à peine plus clair sur les flancs et la face externe des membres antérieurs, et séparé suivant une ligne nettement tracée de la couleur blancbe du dessous du corps et de la face interne des membres. Le dessus des pattes antérieures et postérieures est également d'un blanc pur. Cette dernière particularité constitue la seule et légère différence qui existe entre ces individus et le spécimen type de Peters, dont le dessus des pattes postérieures est décrit et figuré comme marqué de brun [brwmco-cajiis] . La queue plus courte que la tête et le corps, presque nue, d'un brun sombre au dessus, d'unblanc grisâtre en dessous, présente un revêtement de fines écailles disposées en nombreux anneaux étroits et bien réguliers. Les pattes postérieures assez longues sont velues sur

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la portion calcanéenne de leur face plantaire qui offre les six bourrelets typiques des Mus (str. sens.). Enire ces boiirrelels, la peau nue présente un aspect grenu et pustuleux et paraît comme garnie d'une infinité de petites vésicules microscopiques. La femelle [b] me permet de fixer le nombre des mamelles encore inobservé chez cette espèce. Ce nombre est de dix, dont une paire pectorale, deux paires ventrales et deux paires inguinales. La formule mammaire (l+2-j-2) est donc identique (1) à celle du Mus minimus (Pet.). Ce Rat nain du Mozambique présente d'ailleurs les mêmes dimensions exiguës et les mêmes proportions que le M. Nannomys setulosus ; ses pattes postérieures, également velues dans la région calcanéenne, présentent aussi sur le reste de leur face plantaire cet aspect grenu que j'ai signalé plus haut. La nature du pelage, formé de soies aplaties et cannelées, est identique chez les deux espèces. La coloration seule diffère, et la teinte jaune d'ocre claire du dessus du corps chez le Mus minimus rappelle si peu le ton brun foncé du M. Nannomys setulosus qu'un simple coup d'œil suffit pour être fixé sur la validité de la distinction spécifique de ces deux types. Mais, on raison des nombreux caractères communs qu'elles présentent, ces deux espèces méritaient d'être réunies subgénériquement: le mot Nannomys^ choisi à cette fin par Peters, offre cet avantage de rappeler le caractère si saillant de l'exiguïté de la taille chez ces Rongeurs. Je crois inutile d'insister sur la distinction spécifique du M. Nannomys setulosus d'avec le Mus [Leggada) minutoides (A. Smith) dont la coloration rappelle en tous points celle du M. minimus. Du reste, M. 0. Thomas incline fortement à fusionner les deux espèces sud-africaines M. minimus et M. Leggada minutoides (2), bien que chez cette dernière il y ait une différence sensible dans les dimensions relatives de la queue dont la longueur dépasse d'un cinquième celle de la tête et

(1) Peters, loc. cit. Barboza du Bocage, Jorn. Se. math. phys. nat. lAsboa, p. 13. Extrait, 2^ série, n° o, 1890.

(2) 0. Thomas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 13,

du corps. Sous le rapport des proportions, le Mus modesttis (Wagn.) (1) pourrait à plus juste titre être assimilé au M. minimus, dont ilne sedislinguequepardetrèslégèresdifTérences dans les teintes du pelage des parties inférieures du corps. La description assez obscure du Mus musculoides de Temminck, ne permet que des comparaisons peu rigoureuses, et il est difficile de discuter les affinités du Rat nain de la Guiuée sans avoir sous les yeux le spécimen type. Toutefois, les phrases suivantes que je relève dans le texte du savant zoologiste hollandais autorisent à supposer entre le Mus musculoides et le Mus [Nannomys] setulosus, non seulement des liens de parenté plus étroits qu'avec les espèces de l'Afrique orientale et australe, mais même l'identité de ces deux types de l'Afric^ue occidentale. « Chez le 31. musculoides, écrit Temminck, la base des poils est couleur de plomb, l'autre moitié jusqu'à la pointe est d'un brun noirâtre, » et plus loin : «Toutes les parties supérieures sont d'un brun foncé, qui prend une nuance roussâtre sur les flancs et les membres antérieurs sans revêtir les cuisses. » Ces diverses particularités de coloration s'appliquent très exactement au M. Nannomys setulosus, chez lequel la face externe des membres antérieurs et les flancs sont roussâtres, et plus clairs que les cuisses qui sont de la couleur brun foncé du dos. Les termes employés par Peters, « die oben dunkler brciune Farbung... die Haare des Oberseit.e sind an der Basis dunkel, an der Spitze braun », ne sont, à vrai dire, que la traduction littérale de ceux dont s'est servi Temminck. Enfin, pour clore cette discussion, je ne dois pas négliger de citer l'opinion d'auteurs aussi compétents que M M . 0. Thomas et Jentink, qui, ayant eu entre les mains le spécimen type du Mus musculoides, affirment, le premier sans restriction (2), l'autre sous bénéfice de contrôle (3), l'identité de cette espèce et du M. minutoides ; de telle sorte que, dit M. Barboza du

(1) Wagner, Archiv. f. Naturgesch., {"<' partie, p. 14, 1842.

(2) 0. Thomas, Proc. Zool. Soc. London, p. 13, 1888.

(3) Jentink, Not. fr. Leyden Muséum, p. 44, vol. X, 1888.

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Bocage (1), « le M. musculoides de l'Afrique occidentale, le M. minutoides de l'Afrique australe et le M. minimus de l'Afrique orientale ne faisant plus qu'une seule espèce, le plus petit des Bats africains serait précisément l'un des plus répandus sur ce vaste continent ».

Ces conclusions me paraissent prématurées, et je me permettrai de signaler une lacune qu'il serait nécessaire de combler pour parfaire l'histoire des Rats nains de l'Afrique et établir définitivement leurs affinités réciproques.

Soit oubli, soit manque de sujets d'études, ni M. 0. Thomas ni M. Jentink n'ont établi de parallèle entre le M. musculoides et le M. JSannomijs setulosits. La proximité des lieux d'habitat de ces deux Muridés, la similitude de leurs proportions et enfin la ressemblance dans la coloration de leur pelage, telle qu'elle ressort de la comparaison des textes de Temminck et de Peters, sont cependant autant de raisons sérieuses el bien fondées qui me paraissent militer en faveur de leur fusion on une seule espèce qui, suivant la loi de priorité, conserverait le nom de 31 us [Nannomys] ?nm-ciiloides (Tem.). Ce type à pelage supérieur brun sombre, auquel se rapportent probablement les spécimens signalés par M. 0. Thomas dans les districts de Monbultu et du Ouadelaï, ne doit-il pas être considéré comme parfaitement distinct, et représentant dans l'Afrique occidentale et cenirale l'espèce à teinte jaune d'ocre claire propre à l'Afrique orientale et australe, le 3Jif\ [Nannomys] minuloides (A. Smith). résultant de la fusion des différentes formes M. minutoides (A. Smith), 31. modestus (Wagn.) du Cap, et 31. minimus (Pet.) du Mozambique et d'Angola? Ces points douteux ne sauraient être éclaircis sans le secours de documents typiques, et il est hors de conteste que des individus de Mus (Nannomys) setulosus [VeV.) du Gabon, sont aussi indispensables à M. Jentink que les spécimens de 31. minutoides que le savant hollandais réclame comme dési-

(1) Barboza du Bocage, Jorn. Se. math. phys. nat. Lisboa. Exli-ait, p. 3, 2"= série, n° '6, 1890.

ÉTUDE SUR LES MAMMIFÈRES DU COxNGO FRANÇAIS. 33

derata nécessaires (1) pour fixer défmilivement son opinion sur l'indépendance spécifique du Mus muscidoides (ïem.).

TRIBU DES HYSTRICOMORPHES FAMILLE DES OCTODONTIDÉS

GENRE AULACODUS

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