Cephalophus Ogilbyi. (Wat
Antilope Ogilbyi. Waterhouse. Proc. Zool. Soc. London, p, 61, 1838. — — Fraser. Zoolog. tjpic. (Texte et planche), 1841-42.
Cephalophus Ogilbyi. Gray. Knowsley. Ménagerie, p. 10, 1850.
— — Temminck. Esq. zoolog. Côtes Guinée, p. 217, 1853.
— — 0. Thomas. Pcoc. Zool. Soc. Lond., p. 422, 1892. Cephalophus Oyilbyi. Matschie. Siiugeth. des Togogeb., p. 81, 1893.
? — leucogaster. Gray. Ann. and Mag. nat. HisL, XII, p. 43, 1873. ? Cephalophus callipygus. Peters. Monatsber. Akad. Wiss. Berlin., p. 483,
pi. 3 et 4, 1876.
a. Ç> adulte. M. Brusseau.x, 1890. Safo, riv. Moungi, forêt de Mayombé.
Les cornes sont faibles et disparaissent complètement au milieu des longs poils du toupet brun roussùtre. Le pelage d'un roux jaunâlre pâle sur l'avant-traiu, beaucoup plus vif et plus intense sur la croupe et les membres postérieurs est court, brillant, étroitement appliqué contre la peau et assez peu fourni surtout à l'encolure. La raie noire dorsale ne commence à être bien dislincle que 2 ou 3 centimètres en arrière du garrot. Assez large mais mal délimitée laléralement sur le dos, elle se rétrécit d'une façon assez brusque vers la partie postérieure de la croupe, devient linéaire et très nette, et se continue sur la queue pour aller se perdre dans la teinte noire mêlée de blanc grisâtre des poils de la touffe terminale. Ce beau spécimen bien adulte mesure 1 mètre de longueur de l'extrémité du nez à la naissance de la queue, et 51 centimètres de hauteur au garrot. Le pied compte 24 centimètres et la queue 10 jusqu'à l'extrémité de la toutfe terminale.
Je n'insisterai pas ici sur les étroites affinités qui unissent le C. Of/ilôiji au C. caU'ipijgus signalé par Peters au Gabon ; ce dernier peut être regardé comme une variété plus brillamment colorée, à bande dorsale se diffusant sur toute la partie postérieure de l'arrière-train jusqu'aux talons. D'un autre côté, les différences qui séparent le C Ogilhyi du C. leucogaster(Gr.) sont si légères, qu'on peut se demander si celui-ci ne doit pas être considéré comme l'état jeune du C. Ogilbyi.
L'espèce C. leucogaster ne repose en effet que sur la dépouille d'un spécimen non adulte, à teintes rousses assez intenses. Chez ce type, la bande dorsale n'est pas d'un noir franc, mais légèrement variée de roux, et se prolonge en avant un peu au delà des épaules, sans remonter cependant le long du cou et de la nuque jusqu'à la crêle du vertex comme chez le C. do?'salis (Gr.); en arrière, sur la croupe et la ligne médiane supérieure de la queue, elle présente absolument les mêmes particularités et la même disposition que chez le C, Ogilbyi. Comme chez ce dernier, la teinte de la face inférieure du corps est blanchâtre, sans plages sternale et post-fémorales sombres. Dans sa révision des espèces du genre Cephalophus^ M. 0. Thomas conserve le C. leucogaster comme forme autonome, mais les nombreux traits communs qui le rapprochent du C. Ogilbyi ne le cèdent en rien, comme importance, aux quelques différences que je viens de signaler, et qui ne sont dues, très probablement, qu'à la non-maturité du type du C. leucogaster.
Le C . Ogilbyi type de Waterhouse est originaire de Fernando-Po, mais celte espèce est plus abondamment représentée le long des côtes des deux Guinées, sa véritable patrie : Pel l'a rencontrée dans le pays des Achantis, et plus récemment, deux autres explorateurs hollandais Biittikofer et Stampfli en ont capturé des individus dans le Libéria (Queah River). A l'Est du Niger, M. Matschie la signale au Cameron; et la forêt de Mayombé, d'où provient l'exemplaire que nous devons à lAI. Brusseaux, est le point Sud extrême de l'aire d'habitat de ce grand Céphalophe. Quant au type du C. leucogaster., il faisait partie des collections rassemblées par Du Chaillu au Gabon.