Tragelaphus scniPTCs, (Pâli
Le Guib. Butîon. Hist. nat., t. XII, Quadrup. 9, p. 305 et 327, 1704. Antilope scripta. Pallas. Miscell. zoolog., p. 8, 1766.
— — Desmarest. Mammalog., l. II, p. 470, 1822.
— — H. Smith. Griff. Anim. kingd., vol. IV, p. 274, 1827.
— phalerata. H. Smith. — p. 275, 1827. Tragelaphus scrijotus. Gray. Proc. Zool. Soc. London, p. 14o, 1850.
— — typicus. 0. Thomas. Proc. Soc. London, p. 388, 1891.
a. çf adulte. M. Marche, avril 1877. Doumé, Ogôoué.
b. (^ — — 11 mars 1876. Lopé-Okanda, Ogôoué.
c. 9 — M. J. Dybowski, 21 janvier, 1892. Bangui.
Ce dernier spécimen adulte ne montre qu'une seule ligne blanche longitudinale allant de l'épaule au pli de la cuisse. Il correspond donc exactement au Guib de Desmarest et au Guib femelle de Fr. Cuvier, et n'est autre que le ribbedAntelope ou A. phalerata de H. Smith. Ce dernier auteur en efTet distingue complètement le type à une seule bande blanche longitudinale sur les flancs, du Guib proprement dit qui en présente deux, et auquel seul, selon lui, doit être réservée la dénomination spécidque 5r/v)?/<^^ ou harnessed Antelope. Mais cette soi-disant marque dislinclive, pas plus que les autres raies ou taches blanches de la robe du Guib, ne présente la constance que lui attribue H. Smith et varie d'étendue, depuis la ligne franche s'élendant du garrot à la cuisse, jusqu'à une ou deux taches oblongues placées sur la région scapulaire et reliées l'une à l'autre d'une manière plus ou moins distincte. Une autre preuve de l'inanité de ces variations comme caractère spécifique, réside dans les nombreux cas de reproduction cités par Gray (1 \ enlre individus de robe différente, et dont les produits féconds étaient aussi dissemblables entre eux sous ce rapport, que distincts des parents. M. 0. Thomas va plus loin encore; et, d'après les conclusions sérieusement argumentées du travail qu'il a publié récem-
(1) Gray, Knowslcy Ménagerie, p. 28, 1850.
ment sur le genre Tragelaphiis^ certaines espèces de création postérieure, considérées comme distinctes du T. scriptus, n'en différeraient que par des particularités d'importance secondaire et ne devraient êlre admises que comme races locales et géographiques de ce type. Tels seraient le T. décida (Riipp.) de TAbyssinie, le T. Roualeyni (Gord. Cumm.) de l'Afrique orientale, elle T. sylvaticus (Sparm.) du Cap.
« Aussi minutieuses que soient les recherches, écrit M. 0. Thomas, il est impossible de distinguer les cornes du T. scriptus de l'Ouest africain, soit de celles du T. decula, soit de celles du T. sylvaticus. Chez toutes ces formes, les sabots ont la même longueur, et le pelage ne montre que de légères variations dans sa nature et son mode de distribution. 11 me semble dès lors que tous ces Tragelaphus de petite taille doivent êlre réunis en une seule espèce, qui se subdiviserait en quatre sous-espèces ne se différenciant entre elles que par les couleurs. Seul le T. decula paraît plus distinct, et quelques auleurs le conserveront peut-êlre comme espèce indépendante, mais pour éclaircir ce point d'une manière satisfaisante, il faudrait un plus grand nombre de sujets d'éludé provenant de localités intermédiaires. Dans l'état actuel de nos connaissances, il me semble préférable d'assimiler le T. decula au T. scriptus, les caractères différentiels de ces deux formes n'étant que d'une importance extrêmement minime, comparés à ceux qui séparent les cinq autres espèces. »
Quant à l'aire de dispersion de la variété T. scriptus typicus à laquelle se rapportent les spécimens qui nous occupent, elle comprendrait, suivant M. 0. Thomas, l'Afrique occidentale, centrale et sud centrale, et s'étendrait de la Sénégambie à la région des lacs et au haut Zambèze.
GENRE BUBALUS