C. 1 B. caffcr. (Sparm
Dans cette carte j'ai signalé le Sénégal comme lieu d'habitat possible mais douteux (?N.) du Bouquetin de Nubie. Il existe en elfet au Muséum de Paris, outre le spécimen originaire d'Egypte qui a servi de type à Fr. Cuvier, deux autres individus màles, appartenant indubitablement à la même espèce, mais inscrits comme provenant de la Sénégambie ; l'un rapporté de cette région par le voyageur Heudelot, l'autre sans d'autres renseignements. Sans prétendre affirmer sans réserves l'authenticité de celte provenance, j'ai cru néanmoins utile de la signaler à l'attention des zoologistes et des explorateurs, en raison de l'intérêt qu'elle présente. Si, en effet, celte indication venait à être confii'mée, elle impliquerait l'existence de la C. nubiana, des bords du Sénégal à ceux du Nil, dans les régions montagneuses du Sahara central et du Nord-Est du Soudan.
sente une extrême analogie avec celui d'un Suidé des mêmes régions, le Potamochœrus penicillatus (Schinz.). En effet les poils sont rudes, peu abondants, et d'une teinte générale jaune orange, sauf sur le bas des membres oii ils passent au noir brunâtre. Le long de la ligne médiane supérieure, à
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partir du milieu du cou jusqu'au delà du garrot, les poils s'allongent beaucoup, prennent une coloration noire, et constituent là une maigre crinière, qui a son maximum de développement juste au-dessus des épaules d'où elle relombe en une longue mèche sur le côté gauche. Les oreilles très grandes sont abondamment frangées de longs poils d'un blanc jaunâtre le long de leur bord supérieur. Leur bord inférieur est au contraire garni d'une large frange de poils noirs, coupée en deux points, à la façon de la crinière des Zèbres, par deux fortes mèches de poils d'un blanc jaunâtre correspondant à l'extrémité de deux larges bandes velues de même teinte qui courent parallèlement sur la face interne de la conque auditive. C'est exactement la disposition représentée par les figures 1 et 2 qui accompagnent le travail de Blyth. Les cornes déjà bien développées sont assez larges à la base, mais ne présentent que des rugosités à peine sensibles. Leur orientation est celle donnée par Blyth (figs. 4 et 4^") pour le B. planiceros. Les cornes des sujets adultes [a, h, r, d) sont beaucoup plus développées. Larges et comprimées à la base, elles présentent en cepoint de fortes rugosités irrégulièrement annulaires séparées par des sillons profonds et sinueux, et répondent comme forme et comme orientation, cellesdes mâles («, ^) aux figures 1 et2inlercaléesdansletextedumémoirede SirV. Brooke (1873), celles des femelles (r, cl) à la figure 3 du même travail. On sait que le Bœuf brachycère se rencontre le long des côtes occidentales d'Afrique, depuis la Sénégambie, la Guinée et le Gabon jusqu'à la rive droite du Congo, et qu'il se répand de là vers l'intérieur.
Au Sud du Congo, le i?. pinnilus est remplacé par le redoutable B. caffer (Sparm.) qui parcourt toute l'Afrique australe et remonte vers l'Est jusque dans le voisinage du lac Nyanza-Victoria. Dans le Nord-Est habite un autre type spécifique bien caractérisé, le B. xquinorjïalis (Blyth), qui de la Nubie et de l'Abyssinie remonte la vallée du Nil Blanc et se propage probablement dans le Soudan oriental. Enfin, dans le Soudan occidental et la Guinée supérieure, on ren-
contre un autre représentant des Bovidés que certains au^ teurs considèrent comme une simple variété du B. pumilus, tandis que d'autres l'en distinguent avec Gray sous le nom de B. centralis. Ce dernier à pelage d'un lorun noirâtre est plus robuste et de taille plus élevée ; mais ses cornes présentent la même conformation que celles du B. pumilus, et n'en diffèrent que par leurs dimensions un peu plus fortes.
FAMILLE DES TRAGULIDÉS
GENRE HYŒMOSCHUS