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très bonne heure chezles jeunes. Cette livrée brune concorde comme coloration avec celle que M. A. Bouvier assigne à un individu également femelle, décrit très brièvement sous le nom de Perodktkus Edwardsi, nouvelle espèce qui ne différerait du P. poito que par sa taille plus forte et sa queue plus courte. La différence des dimensions me
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paraît loutefois Irop peu acciis(''o pour consiiluerun caractère d'imporlance spécifique, car, bieu des spécimens de Potto alleignent de 38 à 40 centimètres pour la lête et le corps seulement. Quant aux proportions moindres de l'appendice caudal chez le P. Echrardsi^ il est difficile d'en juger d'après la seule description de M. A. Bouvier qui ne donne comme mesure de son individu type, que la longueur totale, qui est de 425 millimètres. N'ayant pas eu l'occasion de voir ce spécimen, il m'est impossible de déterminer quelle partie de cette longueur totale doit être réservée pour la queue, et de savoir si celle-ci est complète, ou si sa brièveté n'est pas le résultat de quelque mutilation accidentelle.
L'exemplaire que nous devons à M. .1. Dybowski présente une parlicularilé intéressante à noter : sur lii base de la queue, et la ligne médiane du croupion et de la partie postérieure des lombes, les poils ont disparu et laissent voir à nu la peau brunAIre, fortement calleuse et plissée transversalement de dislance en dislance. Les observations et les excellentes figures prises sur le vivant et publiées par M. A. Milne-Edwards, nous fournissent une explication facile et toute naturelle de ce phénomène. Ces figures nous montrent en effet des Pérodictiques à l'état de repos, enroulés sur euxmêmes, la tête ramenée contre la poitrine entre les quatre membres relevés et entre-croisés autour de la nuque pour s'appuyer ou se fixer solidement aux branches, de telle sorte que le poids du corps ne porle plus que sur les lombes et le croupion. C'est daus cette posture bizarre que l'animal passe la plus grande partie du jour dans une immobilité parfaite; de là usure et disparition graduelle des poils par suite de la compression et du frottement, et en même temps épaississement de la peau et formation de callosités sur ces parties du corps en contact fréquent et prolongé avec la surface rugueuse des écorces.
La limite de l'aire de répartilion du P. potto vers l'Est est encore inconnue, et jusqu'à présent cette espèce de-
meure exclusivement ouesl-africaine, cantonnée le long du littoral de l'Atlantique, depuis Sierra-Leone jusqu'à l'embouchure du Congo, qu'elle ne dépasse pas au Sud; M. Barboza du Bocage affirme en effet qu'aucun explorateur ne l'a jamais rencontrée dans l'Angola. Sur la côte de Calabar, le Potto vit à côté d'un autre Lémurien qui lui est étroitement allié sinon congénérique, V Arctocebus calabarensis [^m\\\\) .
m ORDRE. — CMEIROPTÈRKS
Depuis la publicalion du Catalogue des Cheiroplères de la collection du British Muséum par G. E. Dobson, les animaux appartenant à cet ordre sont beaucoup mieux connus, et dans l'exposé des diiïérenles espèces recueillies par nos explorateurs dans nos provinces du Congo et de l'Afrique centrale, je ne puis mieux faire que de renvoyer au travail du savant zoologiste précité en ce qui concerne les principaux caractères de la denlilion, du pelage, de la forme de la membrane alaire, des dimensions de la queue et de ses rapports avec la membrane interfémorale. Je me contenterai de consigner ici les particularités que pourraient présenter certains spécimens, et d'indiquer si les explorations récentes, postérieures à la date de publication du travail de Dobson, donnent lieu à des considérations nouvelles, sur la distribution géographique de certaines espèces.
Sous-Ordre. — MÉGACHEIROPTÈRES FAMILLE DES PTÉROPODIDÉS
GEiNRE EPOMOPHORUS