‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 36 sur 153 · Epomophorus gambianus. (Og · texte numérisé non relu

Epomophorus gambianus. (Og

Pteropus gambianus. Opilby. Proc. Zool. Soc. Loiidon, p. 100, 1835. Pachijnoma gambianus. Temminck. Esq. zool. Côt. Guinée, p. 69, 18o3. Epomophorus gambianus. Dobson. Catal. ofCbiropt, pi. II, f. 3a, p. 10, 187S. — — Barboza du Bocage. Jorn. Se. Nat. Lisboa, 2^ série,

n» l,p. 2 et 14, 1889.

a. Ç adulte. MM. Schwébisch et ThoUon, 1884. Franceville.

L'aire d'habitat de cette espèce est autrement vaste que celle de Hijpsignathus monstrosiis ; suivant Dobson, elle comprendrait toute l'Afrique occidentale depuis la Gambie au Nord jusqu'à l'extrême Sud de la colonie du Cap, à Port-

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Elisabeth, dans la baie Algoa. Si l'on admet avec ce savant zoologiste ridentilé spécilique de VE. gambianus et de YE. crypiunis (Pet.) (1) il faudrait même prolonger cette zone en remontant la côte orientale d'Afrique à travers le INatal et le Mozambique jusqu'au Zambèze. Mais cette dernière opinion n'est pas partagée par tous les auteurs, notamment par M. Barboza du Bocage (2), dont la manière de voir est basée sur de sérieux arguments. L'éminent naturaliste portugais a constaté en effet, chez une femelle adulte à' Epomophorus crypturus de Mozambique de provenance absolument certaine, que « les plis du palais étaient identiques, comme forme et comme position, non pas à ceux de VE. gambianus, mais à ceux de VE. macrocephalus (Og.), et que le 5" bourrelet présentait la forme caractéristique du 5' pli chez la dernière espèce ». Comme ces mêmes caractères se retrouvent absolument identiques chez 1'^'. mmor (3) de Zanzibar et qu'on leur attribue non sans raison une importance éminemment spécifique, il y a lieu, je crois, de prendre en très sérieuse considération la remarque suivante de M. Bai'boza du Bocage (4) : « Sous le rapportdes dimensions, rA\ crt/ptunis nous semble intermédiaire à VE. macrocephalus de l'Afrique occidentale, et kVE. minor an Zanzibar. Il y aura peut-être lieu de considérer celui-ci et VEmopoplioms de Mozambique comme variétés géographiques de VE. macrocephalus. » il ressort de ces faits bien précis, que l'aire d'habitat de r^". gambianus doit être restreinte à la côte occidentale d'Afrique; ce Cheiroplère serait, paraît-il, très commun dans l'Angola, ainsi que l'a reconnu l'explorateur d'Anchieta, qui l'a rencontré dans presque toutes les localités qu'il a visitées.

(1) Peters, Reise n. Mossambique. Saugeth., p. 20, pi. V et pi. XIII, fig. 1 à 6, 1852.

(2) Barboza du Bocage. Jorn. Se. nat. Lishoa, 2-^ série, n» 1, p. 4, 1889.

(3) Dobson, Proc. Zool. Soc. London, p. 715, 1879.

(4) C'est également l'opinion de M. 0. Thomas, qui admet la validité spécifique de VEpomophorus crypturus (Pet.) [Pi'oc. Zool. Soc. Lond., p. 137, 1894).

A l'Est, VE. gambiamis, aurait été capturé par Bohndorlî à Semmio dans le Niam-Niam (1), et celte localité serait l'extrême limite orientale incontestée de sa zone d'habilat. M. Matschie rapporte à cette espèce quelques rares individus de l'IJsaramo et de Zanzibar, mais en émettant quelques doutes sur celte détermination.

Quant à l'identité spécifique du spécimen femelle ci-dessus mentionné, la forme et la disposition des bourrelets palatins ne laissent aucun doute, car ils sont la reproduction rigoureusement exacte de la figure donnée par iM. Dobson pour VE . gambiamis.

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