‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 38 sur 153 · EpOMOPHORUS COMl'TUS. (Ail · texte numérisé non relu

EpOMOPHORUS COMl'TUS. (Ail

Epomophorus complus. Allen. Proc. AcaJ. Nat. Se. Philadelphia, p. 158,

Dobson. Cat. of Chiropt., p. 13,pi.II, fig. \i, 1878.

«, çf adulte. M. Guiral, 188o. San-Benito.

Chez ce beau spécimen mâle adulte, la loulTe blanche de la base du bord interne de l'oreille est très développée, et le pelage d'un brun châtain vif, rappelle par son mode de distribution et par ses teintes celui de Y Epomophorus Franqueli (Tomes).

La ressemblance avec celte espèce est encore accrue par la présence de véritables épaulettes, un peu moins développées peut-être, mais nettement dessinées. En effet une touffe de longs poils jaunes assez rigides, émerge de l'orifice de la glande claviculaire, et au-dessous de celui-ci, le pelage prend également une teinte jaune crème, formant une large plage ovalaire qui s'étend inférieurement jusqu'à la naissance de la membrane antébrachiale et tranche vivement sur le fond sombre du reste du corps. La configuration de la voûte palatine répond mieux à la description qu'à la figure qu'en a données Dobson. En arrière des trois crêtes transversales très élevées et indivises qui correspondent aux canines, aux prémolaires et aux premières molaires, on trouve six replis

semicirculaires, denticulés en avant, échancrés sur la ligne médiane, et de plus en plus serrés à mesure que l'on s'enfonce vers l'arrière-bouche. A la mâchoire supérieure, deux incisives seulement sont placées au centre des prémaxillaires, et séparées l'une de l'autre par un faible intervalle. Comme Dobson l'a très bien montré, un dernier caractère permet de distinguer YE. cojnptHs de son congénère le plus voisin VE. Franquetl; en effet, la membrane alaire s'insère à l'extrémité distale et non au milieu de la face dorsale de la première phalange du second doigt.

V Epomoplioru'^ romptus est assez rare dans les Musées zoologiques, et le spécimen recueilli par M. Guiral sur les bords du San-Benito est le seul qui figure encore dans les collections du Muséum de Paris. La distribution géographique de cette espèce est encore mal connue. On la trouve au Gabon, mais, comme sa plus proche alliée YE. Franqueti que l'on rencontre également dans ces parages, etle traverse le Niger pour se propager dans la Guinée supérieure jusqu'à la Côte d'Or où elle est indiquée par M. Jentink (1). De plus, d'après ce même auteur, YE. comptus s'étend à l'Orient jusque dans le pays de Niam-Niam où l'explorateur Bohndorff en a capturé plusieurs spécimens à Semmio, et M, Matschie le signale encore plus à l'Est, à Bukoba (Emin) et dans le Rouanda.

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