CnRYsocuLORis albirostris. (Wagn
Chrysochloris albivo^tris. Wagner. Schreber Saugethiere (Suppl.), II, p. 124,
— leucorhina. Huet. Nouv. Archiv. Mus. Paris, 2'^ série, t. VIII,
p. l-\'6, pi. I, 188o.
— albirostris. Barboza du liocage. Jorii. Se. iiatur. Lisboa, 2" sé-
rie, n» 1, p. 31, 1880.
a. M. J. Dyi)owski. Sans renseignements.
Le pelage est brun chocolat avec des reflets irisés métalliques verdàtres, peu prononcés à sec, passant au vert doré et au violet pourpre d'une extrême intensité dans l'eau ou ralcool. Tout le museau est d'un blanc légèrement lavé de jaunâtre et cette tache présente très exactement la forme et l'étendue indiquées par Wagner dans les termes suivants : « A partir des bords de la lèvre supérieure et du cartilage nasal, s'étale sur la face une teinte blanche qui, de chaque côté et en dehors de la région oculaire, s'étend en arrière plus loin qu'entre les yeux oii la couleur brune du reste du corps l'entame fortement. lien résulte que la teinte blanche faciale se sépare de la teinte brune suivant un arc profondément concave en arrière. La mâchoire inférieure et la gorge sont grisâtre clair. » Les griffes antérieures fouisseuses sont petites et relativement faibles pour la taille de l'animal. Je doute que l'on puisse séparer spécifiquement du C/i7\ albirostrisles deux spécimens décrits par M. J. Huet sous le nom de Chr. leucorhina, et il sutTit d'examiner l'excellente figure publiée par cet auteur pour constater qu'elle reproduit ri-
goureiisement la description de Wagner. Mais le mémoire de M, Huet renferme des détails précieux el intéressants sur les particularités crâniennes et dentaires de l'espèce qui nous occupe, ce qui permet de fixer d'une manière sûre son rang' subgénérique. Sur ce poinl, je ne puis mieux faire que de renvoyer à ce travail, et il suffira de citer ici les quelques lignes dans lesquelles M. Huet donne le résumé de ses observations':
« Par les caractères du crâne dépourvu de vésicules dans les fosses temporales, par un plus petit nombre de tubercules pointus à la base interne des molaires supérieures et par la présence d'une pointe posiéro-interne à la canine el aux deux premières prémolaires inférieures, le Chr. leucorhina se rapproche des Chrysoclilores à 36 dénis ; d'autre part, il s'en éloigne en ce qu'il a 40 dents comme dans les Chr. aurea, Ch. viiiosa, Chr. Trevelycmi ., et en ce que les molaires sont dépourvues de la pointe postéro-interne qui se trouve chez le Chr. rutilans et le Chr. obtiis'irostris. Nous avons donc affaire ici à une espèce intermédiaire qui doit prendre place entre les Chrysochlores à 40 dents, et ceux qui n'en ont que 36, car elle a des caractères communs avec l'une et l'autre de ces deux formes. »
La disposition et l'étendue de la tache blanche faciale du Chr. alb'irostris, « faciei colore albo., postice lunalim exciso Wagn., » sont assez constantes, pour permettre de distinguer celte espèce de celles de ses congénères qui présentent également sur le museau des maculatures de cette même teinte.
Je ne citerai que pour mémoire le Chr. hottentoia (A. Smith) (1) « fronte, plus mhmsve al ho vimeçiala^^ ^ et le Chr. damarensis (Og.) (2) « yeilnifish white semmrcle extends froin eye to eye., under the chln, cocer'mg the whole of the cheeks.^ Ups and loircr jair ». Comme l'ont dit avec raison Wagner et Peters, les diagnoses de ces deuxespèces sont tellement insuffisantes, qu'elles ne peuvent prêter à aucune comparaison mi-
(1) A. Smith, loolog. Joum., IV, p. 436.
(2) Ogilby, Proc. Zool. Soc. London, p. 5, 1838.
E. DE POUS^AUCiUEIK.
nulieiise et efficace. Ni Smilh ni Ogilby en efl'el ne donnent de détails sur la forme et les dimensions des griffes, de telle sorte qu'il est impossible de savoir s'il faut rapporter ces espèces soit au ("hr. alinrostris, soit au C/w. rutilam
(Wagn.) (1). En effet, ces deux derniers types à museau blanc se distinguent l'un de l'autre par des difTérences con-
(1) Dans Monograph of the Insectivora, p. 112, Dobson considère ces deux espèces comme probablement identiques, mais, dans la description que Wagner a donnée de la Chr. albiro^tris, rien n'autorise à supposer que cette espèce ait trente-six dents, plutôt que quarante; les deux hypothèses sont également permises.
sidérables dans les dimensions des griffes fouisseuses antérieures, qui chez le (Vir. albirostris sont incomparablement