‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 59 sur 153 · Hauteur de l'apophyse coronoïde · texte numérisé non relu

Hauteur de l'apophyse coronoïde

On peut voir, d'après ces mesures, que le crâne de la Genetta poensis présente des dimensions sensiblement supérieures à celles du crâne d'une Genelta genetto'tdes du même âge, ce qui est en parfait accord avec les différences de taille que j'ai déjà signalées entre ces deux espèces. Pour préciser en eiïet, je rappellerai que Waterhouse indique 26 pouces anglais, soit 66 centimètres, pour les dimensions de la tête et du corps du type de la G. poensis ; le maximum de taille que j'ai observé pour la G. genettoide.s est de ol cen-

timèlres, et suivant Temminck, les sujets « très vieux », types de cette espèce, ne comptaient pour la tête et le corps que 17 pouces 1/2, c'est-à-dire 47 à 48 centimètres. Le tablau ci-dessus nous apprend également que le crâne cliez la G. poensis est plus large, relativemeni à sa longueur, que chez la G. fienettoides. Pour le palais, cette disproportion est encore plus accusée; d'où l'on doit conclure que chez la G. genetloidcs le museau est beaucoup plus étroit et plus efïilé. D'auti-e part, l'orifice postérieur du canal alisphénoïde est reporté très en arrière chez la G. poensis ; le pont osseux qui limite extérieurement ce canal est très peu étendu chez la G. genettoides^ et l'écart que l'on observe entre les longueurs respectives de ce canal chez les deux espèces est hors de toute proportion avec les différences de longueur des crânes, tandis que, d'un autre côté, on trouve exaclement les mêmes dimensions pour les bulles auditives.

Ces caractères différentiels joints à ceux de la livrée nous amènent donc à distinguer spécifiquement ta G. (jcneltoidcs de la G. poensis. Il reste au contraire à établir si la G. pardina difîérente elle aussi de la G. poensis, ne doit pas être considérée comme identique à la (t. genettoides ; auquel cas cette dernière dénomination devrait disparaître suivant la loi de priorité.

Les nombreux spécimens recueillis par nos voyageurs démonlrent que la G. genettoides est excessivement abondante dans le Congo français, le Gabon et la région de l'Oubangui. Suivant Tenimiuck, elle est très commune également sur toute la côte de Guinée, et si l'on admet l'idenlilé de cette espèce avec la Genette panthérine, elle se répandrait jusque dans nos possessions françaises du Sénégal.

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