PRÉFACE III
bon ton, ou leur absence complète sous de l'obscurité et un soi-disant archaïsme : c'est de quoi leur donner le droit de se dire des hommes de lettres. Et alors, vite, un livre, péniblement composé de chroniques constipées ou devers essoufflés, mais qu'on fait précéder d'un Manifeste.
Je en tête, moi à la queue de toutes les phrases, et en leur milieu un substantif ou un adjectif auquel s'accolent tour à tour les suffixes iste et isme, voilà : vous avez ces préfaces mirifiques, où Vun affirme qu'il a renouvelé la prose, tandis que l'autre proclame qu'il a recréé le vers, cependant que tous hurlent à l'envie qu'ils sont des Maîtres et qu'ils