‹ Ulysse, ou, Les porcs vengésChapitre 14 sur 40 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ULYSSE j TÉLÉMAQUE.

ulysse {regardant fixement Télémaque à la façon des magnétiseurs qui veulent endormir une somnambule.

Près de moi, beau jeune homme aux longs cheveux

[frisés.

Ne sens tu pas tes nerfs tout comme électrisés ?

TÉLÉMAQUE

Serais-tu physicien ?

ULYSSE

Voyons, de la nature "entends-tu pas la voix?

TÉLÉMAQUE

Mon vieux, je te le jure,

Je n’entends rien.

ULYSSE

Dis-moi, comment me trouves-tu?

TÉLÉMAQUE

Je te trouve vieux, laid et salement vêtu.

ULYSSE

Gesse de blasphémer, mon fils, je suis ton père.

Je le dis, le redis et je le réitère !

TÉLÉMAQUE

Pas possible... pourtant, eh! mais, attendez donc...

Vous avez un air fier... ô mon papa, pardon.

(Il veut se jeter aux pieds d’Ulysse.)

ULYSSE

Dans mes bras, ô mon fils... et demain dans Ithaque,

Nous irons concerter un fameux plan d’attaque.

De tous ces prétendans il faut avoir raison...

Je veux surtout venger plus d'un pauvre cochon !

(Elimée rentre armé d’une pique, et TéDmaque, qui commence à dissimuler déji fort agréablement pour nu garç m de son à.îe, part pour la chasse au hpi", tout comme s’il n'avait pas retrouve so i père, qui était égaré depuis plusieurs années.)

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