‹ Ulysse, ou, Les porcs vengésChapitre 16 sur 40 · LES MÊMES; PÉNÉLOPE, ULYSSE, TÉLÉMAQUE · texte numérisé non relu

LES MÊMES; PÉNÉLOPE, ULYSSE, TÉLÉMAQUE

TÉLÉMAQUE

Ma petite maman, pour charmer vos ennuis ,

Je vous amène ici ce vieux assez mal mis.

Mais fort instruit... IL lit de très lointains voyages. Et de la Grèce entière il a vu tous les sages.

PÉNÉLOPE.'

De notre nouvel hôte, Euryclée, ayez soin.

Qu'on lui lave les pieds... il en a grand besoin.

(Eu'yclee p end une bouilloire qui se trouvait sur le feu etVapppioche d’Ulysse, en tenant de l’autre main une cuvette.)

EURYCLÉE (à Ulysse).

Apprêtez-vous, mon vieux, voyons, pas d’amusettes, En un seul tour de main vite ôtez vos chaussettes.

ULYSSE

Je n’en porte jamais !...

EURYCLÉE

Entre nous c’est un tort.

Je ne puis pas me mettre aussi bien qu’un milord...

(Euryclée lui verse de l’eau bouillante sur les pieds.) Ah! bigre, c’est trop chaud ..

ULYSSE

euryclée ( poussant un cri de surprise en regardant le pied droit d’Ulysse.)

C’est Ulysse, mon maître ! . .

,1e 11e puis me tromper, je viens de reconnaître Un monstrueux ognon placé sur son orteil...

Aucun autre mortel n’en possède un pareil !...

C’est vous... bien vous... très vous !

ülysse ( mettant la main sur la bouche de la nourrice. )

Oh ! silence , Euryclée, Veux-tu donc qu’on me flanque une affreuse raclée... Les prétendans sont là... tous veulent mon trépas... Laissons agir les dieux et croisons-nous les bras !

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