‹ Un accident typique du skiChapitre 15 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La fracture des métacarpiens, accident de ski, doit à son étiologie un certain nombre de caractères qui en font une lésion typique du ski et permettent de la distinguer nettement des fractures des métacarpiens relevant d’autres causes.

— Au point de vue du mécanisme, il s’agit de fracture par hyperflexion et surtout par torsion.

— Au point de vue anatomique, il s’agit de fracture spiroïde, à trait oblique de haut en bas et de dedans en dehôrs, intéressant presque toujours le IVe métacarpien, soit isolément, soit en association avec ses voisins immédiats.

— Au point de vue clinique, elle se reconnaît par des signes assez peu évidents, sauf la douleur à la traction et à la pression du doigt correspondant au métacarpien fracturé.

—— Au point de vue évolutif, par la survenue possible de séquelles assez pénibles et persistantes sous forme de douleurs lors des efforts violents ou prolongés.

— Il est enfin une conclusion pratique relevant directement de la pathogénie qui nous semble la plus fréquente : c’est l’intérêt d’user de courroies assez longues, dispositif n’apportant aucune gêne au maniement du bäton et permettant au contraire à la courroie de ne pas immobiliser les bases des métacarpiens et, partant, de supprimer lune des deux forces antagonistes d’où résulte la fracture.

Ces caractères, déduits de l’observation comparée des cas que nous avons pu réunir, nous semblent suffisamment originaux pour justifier la classification des fractures des métacarpiens dans les accidents typiques du ski.

Vire Vu :

Le Doyen, MLesPrESIdent, TIFFENEAU. CUNÉO.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris, Roussy.

Fig. 1 - Décalque radiographique

Glissade en arrière — n’a pu abandonner à temps le bâton — la main gauche a piqué sur la neige du côté cubital, restant écrasée sous le poids du corps. Fracture du 4° métacarpien au 1/3 supérieur. Appareil plâtré court — 20 jours.

Fig. 2 - Décalque radiographique

Chute sur le dos de la main qui tenait encore le manche du bâton. Fracture spiroïde du 4° métacarpien.

Fig. 3 - Décalque radiographique

Chute en maintenant le bâton. Fracture oblique du 4° métacarpien. Trait au 1/3 moyen, éventualité rare.

Fig. # - Décalque radiographique

Fracture par chute en avant sur la main droite tenant le bâton. Fracture spiroïde des 2°, 3°, 4° métacarpiens.

Fig. 5 - Décalque radiographique

Fracture spiroïde des 3°, 4°, 5° métacarpiens, le bâton encore à la main. - Trait plus haut au 3°, plus bas au 5

Fig. 6 Position de chute montrant les deux forces opposées qui produisent la fracture.

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