Commissaires de la Commune à la Commune, 9 sept
3. Billaud-Varennes à Danton. Rév. de Paris XIII. p. 452-453.
» la chose publique s'il n'était bien surveillé. >» C'est à Paris seulement qu'on pourra s'inspirer utilement de « son tact » et de « sa vieille routine », dans le cas où les armées seraient forcées de rétrograder ^ Mais déjà Laclos avait arraché les rênes à cette main peu sûre. Luckner n'envoyait plus aucune lettre qui ne fut contresignée par lui. « Laclos fut, dit M. Chuquet, le chef réel de> » troupes réunies à Châlons *'. »
Ces troupes ressemblaient assez aux bandes du Palais-Royal, qu'il lançait en octobre sur la route de Versailles, ou qui envahissaient en juillet la salle des Jacobins. Labourdonnaye désespérait d'en venir à bout et perdait la tête au milieu des mutins. On lui parlait de son armée et il n'avait pas d'arraée. Il désignait Santerre comme son seul successeur possible. « C'est le mal courant, observait tranquil- » lement Laclos ; il faut le prendre en patience et » toujours aller pour atteindre le but. » Il s'efforce de « remuer une municipalité inactive qui exhale en » paroles le peu de chaleur qu'elle a », écarte les inutiles, les importuns et monte ses bureaux. «J'espère » mettre de l'ordre partout, déclare-t-il, excepté » dans ma correspondance '^, » Il n'écrit, en effet qu'« en courant », à 10 heures du soir, le courrier partant à H, pour ne pas perdre un moment. « Le » temps est de toutes nos provisions de guerre la » plus précieuse et la plus rare. » Tout d'abord il établit l'état de situation des troupes, celui dos armes et des munitions, le tableau des lieux de destination et d'origine. « Quand nous sommes arrives
1. Commis, de l'Assemblée uu Comité de corresp., 9 et 13 sept.