‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 47 sur 168 · Hardy. Journal, 26 juin · texte numérisé non relu

Hardy. Journal, 26 juin

eut jamais. Actif et secret, il observait et agissait, étendait silencieusement ses liaisons avec le personnel révolutionnaire et, dans Tombre, machinait froidement une audacieuse intrigue. « Ce Laclos, » ditDumont, qui l'aperçut chez Mirabeau, « attaché au duc » d'Orléans, était un homme sombre, taciturne, ayant » la figure et le regard d'un conspirateur, réservé, » spirituel, mais si peu liant qu'à peine lui ai-je » parlé, quoique je l'ai vu plusieurs fois * ». Il faisait partie de trois clubs, qui se fondèrent à cette époque, et où se réunissaient, avec un grand nombre de constituants, la plupart des hommes qui jouèrent un rôle dans les débuts de la Révolution : le club des Patriotes, situé rue des Bons-Enfants, le club National, établi dans une des galeries du Palais- Royal, et celui de Valois'-. Nous avons la liste des membres de ce dernier '^ On y trouve avec le duc d'Orléans, également inscrit aux deux autres, Siéyès, les Lameth, La Fayette, Mirabeau, etc. L'historien Rulhière y rencontra plusieurs fois Laclos, dont le frère en faisait également partie. Mais dans ces clubs, où l'on communiait dans l'enthousiasme des réformes, ne se découvrait aucune ambition particulière. C'està Montrouge, chez le duc de Biron, qui possédait une petite maison dans ce village, que Laclos se retrouvait avec le prince et ses partisans. C'est là, qu'on dépouillait prestement les principes et qu'on traitait cyniquement la politique, comme on traite de femmes

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