‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 9 sur 168 · Lettres de Laclos. Cf. chapitres xiv, xvi et xvii · texte numérisé non relu

Lettres de Laclos. Cf. chapitres xiv, xvi et xvii

Il arrive souvent que l'auteur trahit Thomme. Dans le conte intitulé le Bon Choix *, notre poète raillait, non sans quelque amertume, la maladresse des gens d'esprit en amour :

Des beaux esprits je hais la vanité.

Les rabaisser est œuvre méritoire.

Ils ont besoin de plus dliumilité, Et c'est pour eux que j'écris cette histoire. De leurs talents, quelle est l'utilité?

En tirent-ils esprit, profit ou gloire ? Non, et pourquoi s'en feraient-ils accroire? J'en ai tant vus supplantés par des sots. Soit à la ville, à la cour, à l'armée, Les gens d'esprit n'ont jamais le bon lot. Les sots ont tout, même la renommée.

D'en raconter le pourquoi, le comment.

Ce n'est mon fait. Je dirai seulement Gomme en amour ainsi qu'en toute affaire, Les beaux esprits perdent souvent leurs soins. Tandis qu'un sot a le talent de plaire.

Pour illustrer cette morale, l'auteur nous présente deux amis; l'un est Pamphile,

Par son esprit renommé dans la ville, Faisant bouquets, contes et madrigaux.

Et tous les mois loué dans les journaux.

L'autre avait nom Cléon.

Il dormait tard, buvait et mangeait bien. Puis digérait pour finir la journée.

Le savant Pamphile jouissait do mépriser Cléon

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