‹ Un acteur caché du drame révolutionnaire, le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803, d'après des documents inéditsChapitre 94 sur 168 · Staël, 20 juillet · texte numérisé non relu

Staël, 20 juillet

Amis de la Constitution que les lettres, avis, etc.. doivent être adressés à M. P. Choderlos. Cet avis, qui a été laissé sans doute par erreur, pourrait faire croire que je continue à rédiger le Journal qui porte ce titre, mais qui ne se fait plus sous les auspices de la même Société.

Or je déclare, qu'en me retirant de la Société séante aux Jacobins, je n'ai jamais prétendu être à celle des Feuillants. J'ai voulu seulement, dans un temps où l'opinion varie sur les personnes d'une manière si étonnante, m'isoler entièrement et m'en tenir aux principes, qui ne varient jamais.

P.-C. Choderlos.

Rien n'indique que Laclos ait essayé d'entrer à l'Assemblée législative ; mais, au début de la nouvelle législature, espérant que les préventions dont il était l'objet, s'étaient enfin dissipées, il se représenta aux Jacobins, dont l'influence n'avait cessé de s'accroître. Son nom fut d'abord rayé sur la liste de présentation du 16 novembre ; après une courte discussion, on remit à la prochaine séance de trancher sur son cas. Le 13, un grand nombre de voix demandèrent la question préalable ou l'ajournement. Sur la proposition de Bazire, on passa à l'ordre du jour. Les Jacobins ne lui avaient pas pardonné.

Laclos se vit donc, à contre-cœur, forcé de se retirer de la lutte. D'après son propre aveu, il touchait encore 3.000 francs du duc d'Orléans, qui ne les lui supprima qu'en octobre 1792 *. Il habitait toujours au Palais-Royal, mais avait perdu toute faveur auprès du prince, dont Sillery fut depuis le conseil

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