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» Marie-Françoise Nau, de la paroisse de Saint- Vallier la Durantaye, fut attaquée, aucommencement du mois d'octobre 1726, d’un mal de jambe qui exerça sa patience durant dix-neuf jours, en la faisant souffrir extraordinairemeni. L’enflure avait crû jusqu’à un tel point que sa jambe était aussi grosse que le corps d’un enfant de deux ans; elle était si tendue par l'enflure, si violette et si luisante, qu'on pouvait s'y mirer comme dans une glace. Lorsqu'on enfonçait la chair avec le pouce, elle ne pouvait se relever d'elle-même, à moins qu’on ne la pressât des deux côtés: tant il lui restait peu de vertu éiastique! De sorte qu’on craignait chaque jour que la gangrène ne s’y mît et que le mal ne devint tout à fait incurable. La frayeur redoubla, lorsqu'on vit l’enflure s'élever audessus du genou et gagner la cuisse. Tous ceux qui virent alors la malade commencèrent à désespérer de sa vie: chacun lui conseilla de se faire porter à l’Hôtel-Dieu, où elletrouveraii, comme tant d’autres, tout ce que l’art et la charité peuvent faire pour le soulagement et la guérison d’une personne malade. Elle prit en effet ce parti, et ce ne fut pas sans beaucoup de répugnance : car, comme on avait inutilement essayé sur elle différents remèdes et que plus on en faisait, plus elle se trouvait mal, elle appréhendait d’en éprouver encore de plus violents. À “ant donc que d’aller à l’'Hôtel-Dieu, elle eut recours à Celui qui blesse et qui guérit,
» qui mortifie et qui vivifie, qui conduit quelque- » fois jusqu'aux portes de la mort et qui enretire » ses serviteurs avec éclat et avec honneur.
» Comme autrefois elle avait été guérie subite- » ment d'un mal assez semblable, qui s'était jeté » sur l’autre jambe, par le secours et l’intercession » du vertueux frère Didace mort aux Trois- » Rivières en odeur de sainteté, elle crut que le » P. de Carheil, aux funérailles duquel elle avait » assisté sur la fin de juillet et dont elle gardait » quelque reste précieux, pourrait aussi dans » cette rencontre lui servir de médiateur auprès » de Dieu, pour obtenir sa guérison, sans être » obligée de passer de ce chef par les remèdes.
» La nuit devant qu’on la dut transporter à » l’h :pital, elle promit à Dieu que, s’il daignait » lui rendre la santé, elle ferait une neuvaine » dans l’église du collège sur le lieu où repose » le corps du digne Missionnaire. Sa foi n'étant » pas encore assez vive, elle ne fut point exaucée, » de sorte que le matin à quatre heures elle trouva » sa jambe au même état que le soir. Je vois bien, » dit-elle alors, que le serviteur de Dieu n’a point » songé à moi : je ne méritais pas en effet qu'il y » pensàt. Je l’ai invoqué trop faiblement. Cepen- » dant elle ne perdit pas espérance d’être exaucée: » elle excita sa foi, anima sa ferveur, promit de » nouveau d'accomplir la neuvaine projetée et » mit sur sa jambe mal affectée la relique qu’elle » gardait. Un doux et léger sommeil succéda à » sa tristesse et à sa prière. Sur les six heures,
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elle se réveille, tâte sa jambe, la trouve entièrement désenflée et sans douleur. Elle se lève bien joyeuse, l’examine à diverses reprises, la regarde de tous côtés, et n’y voyant plus aucune tumeur, elle avait peine à en croire ses propres yeux. Dans le transport de sa joie, elle court à la chambre de ma fille, et la réveille, pour lui faire part de son bonheur. Celie-ci, qui la croyait encore malade, la gronda doucement, dès qu’elle l’eut aperçue : « Comment, lui dit-elle, dans l’état où vous êtes, avez-vous entrepris de vous trainer jusqu’à ma chambre ? N'ètes-vous pas ennemie de vous-même et de votre guérison ? » — « Ne vous fâchez point, mademoiselle, lui dit la fille, si je suis venue vous réveiller; je n’en souffrirai point; c’est pour vous faire part de ma joie. Le P. de Carheil a enfin prié pour moi, Dieu l’a exaucé, et grâce à sa bonté, je me sens bien guérie. Je ne pense plus à me faire porter à l’Hôtel-Dieu. Dès que je serai un peu mieux vêtue, je m'en irai avec votre agrément commencer la neuvaine que j'ai promis d'accomplir. » En effet, ma fille s'étant levée visita la jambe de la malade : elle n’y trouva ni tumeur ni vestige du mal précédent.
» La merveille est que cette enflure monstrueuse disparut sans évacuation sensible, sans suppuration et même sans sueurs : en quittant cette jambe, elle ne se jeta sur aucune autre partie de son corps. En sorte que la domestique
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qui depuis trois semaines n'avait pu se servir ni de bas ni de souliers pour cette jambe, se chaussa sans peine et alla dans l’église des Jésuites commencer sa neuvaine de prières.
Elle l’a depuis ce jour continuée et accomplie; sa santé est bonne et jusqu'ici elle n’a eu aucun fàècheux retour de sa maladie, quoiqu’elle soit sur pied du matin jusqu’au soir.
» C’est ce que sont prêts d’attester à Votre Grandeur avec serment : la malade guérie, M. de la Jus qui a traité la fille durant cette maladie, ma femme et ma fille, avec plusieurs personnes du voisinage, qui ont vu le commencement et le progrès de la maladie et qui reconnaissent tous avec moi que cette guérison subite est miraculeuse. Nous soumettons pourtant notre jugement à celui de Votre Grandeur, et tant pour la gloire de Dieu que pour l’honneur d’un fervent et zélé missionnaire qu’elle a honoré de son estime, nous la supplions de vouloir bien prononcer sur le fait exposé un jugement digne de sa piété et de sa maturité, afin que cette guérison singulière et surprenante, dont toute la ville de Québec a connaissance, donne lieu de glorifier le Père des miséricordes, de dire qu’il est admirable dans ses serviteurs, que la force de son bras n'est point diminuée, puisque l’on voit encore de nos jours quelques prodiges opérés dans Montréal et dans Québec aussi bien que dans Paris.
» À Québec, le 25 novembre 1726. »
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Le correspondant qui transmit à la Guichardaye une copie de la supplique ajoute que « au bas de » la supplique avaient signé M. de la Jus, chirur- » gien, M. de Linot, conseiller, et Mme de Linot, » son épouse, et Mie de Linot, sa fille, toutes per-
sonnes de mérite et d'esprit. Je passe sous
silence, continue-t-il, le nom des autres. Il y
en avait assez pour faire approuver cette gué-
rison comme miraculeuse. Certaines considérations humaines ont arrèté jusqu'ici le prélat.
Cela n’empèche pas que l’on PRÉSARUE le défunt
comme un saint »
Nous ne voulons pas discuter cette relation d’ailleurs si naturelle, si convaincue, si bien faite, et nous voulons encore moins apprécier les considérations toujours graves, mais plus graves en un siècle sans foi, qui ne permirent pas au prélat de suivre les mouvements de son cœur. Il estimait le P. de Carheil; il savait quelle était la conviction du peuple dont la voix parlait très haut; lui-même était convaincu : cela nous suffit. Si nous introduisions la cause en Cour Romaine, la discussion serait de droit, et nous aurions à voir ce qu'étaient et ce que valaient les considérations humaines. Mais nous n'avons qu’un but : c’est d’arracher, à l'oubli, une vie si édifiante, à l'ombre, une belle intelligence et une rare vertu. Puisse notre parole, en faisant écho à la parole du P. de Carheil, augmenter dans les cœurs l'amour divin! Puisse le Canada réveiller le
souvenir de ses premiers apôtres! Nous ignorons si les villes de Québec et de Montréal ont conservé les pieuses traditions d'autrefois, si le tombeau du P. de Carheil est encore fréquenté, si la génération présente a confiance, comme les générations passées, en la puissance de sa prière; mais puisse notre parole ranimer cette confiance qui nous paraît si légitime!
Car on a vu que tout le monde le regardait comme un saint et que l’on poussait la confiance, comme M. de Saint-Denis, jusqu’à l’obliger de guérir les malades. A vrai dire, si le talent du P. de Carheil n’a pas donné et n’a pu donner sa mesure, s’il est comme le soleil qui, derrière la nuée, ne se laisse qu’entrevoir, nous croyons que sa vertu se présente aux regards en tout son éclat. La vertu sublime, héroïque, du P. de Carheil, ç’a été précisément l’obscurité volontaire où se cache et semble s’éteindre son génie : elle brille dans ces ténèbres, lux in tenebris lucet. Pour avoir cet admirable héroïsme qui consent à l’immolation de la gloire et du talent, ce n’est pas de trop d'un extraordinaire amour divin, commandant tous les plus effrayants sacrifices. L'amour du P. de Carheil pour son Dieu a tout immolé, famille, patrie, talent, mème la gloire et la joie du martyre sanglant. Dieu ne veut-il pas que l'obscurité s’éclaire et que les ténèbres resplendissent? Les miracles, ou du moins les faveurs éclatantes, ont déjà sillonné la nuit que le P. de Carheil s'était faite. Volontiers, nous dirions aux
chrétie de Car gieux faire v miracl un joui » Sain!
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chrétiens du Canada, ses enfants, aux chrétiens de Carentoir, ses amis et ses parents, aux religieux de la Compagnie de Jésus, ses frères, de faire violence à Dieu, pour que de nouveau, le miracle intervienne et que nous puissions chanter un jour : « Saint Etienne, martyr non-sanglant, » Saint Etienne, martyr d'amour, priez pour » nous! »
Car il est digne de cette glorieuse phalange de héros chrétiens que nous voyons, couverts de sueur et baignés de sang, autour du berceau de l’Église canadienne, encore si catholique et si française après tant de combats et d'épreuves. Il est digne de ce Charles Garnier, dont les lettres respirent la piété la plus intense et « dont la vie » fut un martyre volontaire, » au rapport du protestant Parkman. Il est digne d’Isaac Jogues qui « pouvait prétendre à une renommée litté- » raire » et préféra les tortures. N’avait-il pas ce que Parkman admire en Brébœuf : la vigueur et l’ardeur, « son courage qui ignorait mème la » crainte et tempéré néanmoins de toute extra- » vagance par un jugement bien trempé où le » bon sens le plus pénétrant s’alliait à l’exaltation » d’un zèle brûlant? » Après les heureux missionnaires qui périrent de mort violente, trois Pères étaient regardés comme des saints : le P. Germain, le P. Chaumonot et le P. de Carheil, comme l’atteste la lettre du 27 novembre 1727. Quoi de plus édifiant que les récits et les actions du P. Chaumonot? Le P. de Carheil me lui parai-
tra pas inférieur. De lui comme des meilleurs apôtres canadiens on peut et l’on doit dire ce que Parkman avoue loyalement : « Les vies de ces
premiers missionnaires canadiens attestent l’ardeur de leur foi et l’intensité de leur zèle. Les Jésuites manifestaient l’humilité avec des expressions d’abaissement personnel dont l’excès a souvent, à tort, fait douter de leur sincérité.… Leur patience, leur intrépidité, leur désintéressement, l’abnégation et la pureté de leur vie, le tact admirable dont, au milieu du zèle le plus fervent, ils ne se départirent jamais, toutes ces rares qualités avaient touché le cœur de ces grossiers témoins incessants de leur vie. Certes, le résultat palpable de la Mission était bien faible; maiscesâmes courageuses nedéfaillaient point, conservant l’espérancequ’une moisson plus abondante viendrait un jour récompenser leurstravaux... On trouvera peu d'exemples de ferveur plus intense, d’abnégation plus complète, de dévouement plus constant, dans les annales humaines et religieuses. Nous retracons ici une des plus admirables périodes de l’histoire de l’Église de Rome, car ce sont ses aspirations les plus nobles et les plus pures, qui donnèrent naissance aux missions de la Nouvelle-France. Ces sombres solitudes, ces hordes sauvages n'avaient certes rien pour tenter l'ambition, l’orgueil ou l'amour du bien-être! Un labeur obscur, des privations surhumaines, l'isolement, puis la mort, telles étaient les perspec-
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tives du Missionnaire. Celui qui mettait à la voile pouvait bien dire : Je laisse derrière moi le monde, ses tentations, tout espoir de retour. Il obéissait comme un soldat au mot d'ordre ; mais l’habile société de Jésus s’entendait mieux qu'aucun et à discerner la valeur de tous ses membres et à leur assigner leurs tâches diverses. Lorsqu'elle commandait le départ pour la Nouvelle-France, cet ordre n'était que la réalisatiou d’un désir contenu dans la ferveur du cœur. Les lettres de ces braves Missionnaires
partant pour l’épreuverespirent l'enthousiasme, et si l'expression en paraît parfois excessive à
des natures plus calmes, vouées à un culte plus froid, elle n’est certes pas en disproportion
avec la grandeur de l'effort et du sacrifice qui
leur était demandé. » Le protestant qui parle ainsi n'hésite pas à respecter les phénomènes mystérieux dont ces vies ardentes et enthousiastes sont remplies : «ils ne peuvent surprendre dans » ces vies dévouées aux choses surnaturelles, et » il serait superflu d'ajouter qu’en tout état de » chose, ils ont été racontés avec autant de bonne » foi que de croyance implicite dans leur réalité. » (Les Jésuites dans l'Amérique du Nord). Passim.
Le P. de Carheil a bien mérité toutes ces louanges que méritaient ses compagnons d'apostolat. Mais si un protestant rend justice « au » courage de ces héros, à la patience de tels » Saints, » que doivent faire les catholiques? L'un des premiers apôtres du Canada, écrivait en 1635:
« On dit que les premiers qui fondent les Églises, » d'ordinaire, sont Saints : cette pensée m'’atten- » drit si fort le cœur que, quoique je me voie fort » inutile ici dans cette fortunée Nouvelle-France, » si faut-il que j'avoue que je ne me saurais » défendre d’une pensée qui me presse le cœur : » Cupio impendi et superimpendi pro vobis ; pauvre » Nouvelle-France, je désire de me sacrifier pour » ton bien, et quand il devrait me coûter mille » vies, moyennant que je puisse aider à sauver » une seule âme, je serai trop heureux et ma » vie très bien employée. » (Citation de Parkman). Le P. de Carheil et les autres ont tous aimé de cet amour passionné la terre du Canada; ils l'ont achetée, ils l’ont conquise, ils l’ont gardée, au prix de toutes les souffrances et de tout leur sang, offert, sinon répandu. Canadiens, à vos héroïques fondateurs, à vos saints Missionnaires, vous devez des autels. Oui, quand une Église a vécu florissante pendant de longs siècles, on peut tenir pour assuré qu’elle a des saints autour de son berceau. Église du Canada, force donc tes premiers apôtres à faire de nouveaux miracles ; force donc Rome à couronner tes missionnaires qui semblent manifestement ornés des palmes du martyre, sanglant ou non sanglant. Urbain VIII fit une magnifique réponse, lorsque le P. Jogues lui demanda la permission de dire la sainte messe avec des mains mutilées : « Il serait indigne qu’un » martyr du Christ ne bût pas le sang du Christ; » indignum esset Christi martyrem Christi non
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» bibere sanguinem.….. » Le P. Ragueneau envoya chercher les corps de Jean de Brébœuf et de Gabriel Lalemant, quand il raconte ce fait, il ne craint pas de s'exprimer ainsi : « Ils y trouvèrent » un spectacle d'horreur, les restes de la cruauté » même ou plutôt les restes de l'amour de Dieu » qui seul triomphe dans la mort des martyrs. » Je les appellerais volontiers, s’il m'était permis, » de ce nom glorieux, non pas seulement à cause » que volontairement, pour l'amour de Dieu et » pour le salut de leur prochain, ils se sont » exposés à la mort et à urie mort cruelle, si » jamais il y en eut au monde, ayant pu facile- » ment et sans péché mettre leur vie en assu- » rince, S'ils n'eussent été plus remplis de » j’ 1r de Dieu que d'eux-mêmes; mais bien » p.'.: à cause qu'outre les dispositions de » charité qu’ils y ont apportée de leur part, la » haine de la foi et le mépris du nom de Dieu ont » été les motifs les plus puissants qui aient agi » dans l'esprit des barbares pour exercer sur eux » autant de cruautés que jamais la rage des » tyrans en ait fait endurer aux martyrs qui ont » triomphé de la vie et de la mort dans le plus » fort de leurs supplices. » (Relations de 1649). Isaac Jogues disait de René Goupil dont il reçut les vœux de dévotion, avant qu’il fût tué par les Iroquois le 29 septembre 1641 : « Je lui donne ce » titre de martyr, non seulement parce qu’il a été » tué par les ennemis de Dieu et de son Église et » dans l’emploi d’une charité ardente à l'endroit
du j’ochain, se mettant dans le péril évident
pour l'amour de Dieu, mais particulièrement
parce qu'il a été tué pour les prières et nommément pour la Sainte Croix. »
Ne sont-ils point vraiment martyrs, les missionnaires qui ont cherché et trouvé la mort au Canada? Étienne de Carheil, qui ne rêva pas autre chose qu’une mort divine et qui laissa une réputation de saint, n’a-t-il pas des droits sacrés à la palme du martyre non-sanglant ? Les prières des Canadiens, encore un coup, doivent forcer Dieu de manifester la gloire de leurs apôtres, et l'Église, de leur donner des autels avec des couronnes. Que le ciel daigne exaucer notre vœu et bénir ce travail qui n’est pas un livre, mais un plaidoyer en l'honneur des missionnaires canadiens et d'Étienne de Carheil (1)!
(1) Marshall, dans les Missions chrétiennes, cite souvent Bancroft et son Histoire des Etats-Unis, où nos missionnaires du Canada sont loyalement glorifiés. L’histcrien protestant vante leurs travaux et leur mort,
Voici les noms de ceux qu'il regarde comme martyrs :
René Goupil, assommé par les Iroquois, meurt novice auprès du P. Jogues (1641).
Isaac Jogues, torturé en 1642, tué le 18 octobre 1646.
Antoine Daniel, tué le 14 juillet 1648.
Jean de Brébœuf, tué le 16 mars 1649.
Gabriel Lalemant, tué le 17 mars 1649.
Charles Garnier, tué en 1649.
Noël Chabanel, tué le 18 décembre 1649,
Jacques Buteux, tué en 1651,
Léonard Garreau, tué en 1655.
René les bois Josep souffra; Tous la Com noms s Lema tin, du] Après d'enthot «Etienn » son Zzè » et iroi » mater:
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auprès
Renè Ménard, qui ne fut pas tuë mais qui périt égaré dans les bois.
Joseph Poncet, qui fut torturé mais ne mourut pas de ses souffrances.
Tous ces Martyrs ou Confesseurs de la foi appartiennent à la Compagnie de Jésus. Les détails nous manquent sur les noms suivants :
Lemaistre, tué en 1661; Vignal, tué en 1662 ; Souël, Constantin, du Poisson.
Après ces noms glorieux, Bancroft célèbre avec une sorte d'enthousiasme plusieurs autres missionnaires et spécialement « Etienne de Carheil, révéré pour son génie aussi bien que pour » son zèle, et s'exprimant dansles dialectes des tribus huronnes » et iroquoises avec autant de facilité que dans sa langue » maternelle. » (Tome 11, p. 838, 916, 964).
Sace Patris Sancti