Lettre à l'abbé de Fontenay (7 avril
Cette lettre au directeur du Joarnal général de France ^ où il promettait la réfutation, faite par lui-même, de son Mémoire sur les États généraux, fut, dit-il (Arch. nat. , AF. 111, 44. n® 75),tirée à dix mille exemplaires.
11. — Mémoire sur les royalistes français émigrés, sur leur droit d'asyle, et sur la conduite des puissances à leur égard (1794).
Imprimé à Neuchatel, chez Fauche-Borel . Cité par A. Bachelinv Deax Portraits, p. 84 .
12. — Sur la guerre de religion à faire déclarer par le pape (1796).
Le 7 octobre; d'Antraignes annonce à La Vauguyon que cet écrit sera traduit en italien et en allemand, placardé en Lombardie et à Rome. Dans l'édition française^ il y aura des additions où il sera fait mention du roi. Louis XVIII, dans une lettre du 27 octobre, approuve cet écrit . Les additions qui le concernent ne devront être connues en France que lorsque la guerre de religion aur a été déclarée.
i3. — Mémoire sur les relations de la Russie et de rAutriche en 1799.
Le 8 août 1802, Kourakine, au nom de l'empereur, octroie àd'Antraigues la permission de publier un ouvrage sur ce sujet, composé à Vienne et mis en dépôt en Angleterre. Il lui conseille de garder Tanonyme.
Le i3 septembre, d'Antraigues remercie Kourakine, et donne les détails suivants sur son travail : « Il fut fait par l'ordre de Paul I<)rsur les pièces qu'il envoyait ou celles prises aux archives^ conune vous le verrez par la lettre privative de la main de Paul 1er, dans le recueil de ses lettres qu'on a sûrement conservé, à la date du 7 décembre
1800 V. st. Il s'ensuit que l'ouvrage est spécialement dirigé sur Razoumovsky et contre lui nominalement ; que les affaires de Vienne s'y trouvent bien nécessairement, mais par accessoire ; l'objet principal est la conduite de Razoumovsky et ses torts. Dans cet ouvrage, je rends compte à Paul 1er en conséquence de ses ordres et lui adresse la parole. Dans cette manière il est de toute impossibilité de le publier sans me nommer, car autrement il faudrait refondre l'ouvrage pour lui donner une autre forme . D'ailleurs, l'ouvrage sans mon nom ne serait qu'un libelle^ et je n'en ferai jamais. Il faut que je sois nommé pour que Razoumovsky sache toujours où me prendre... Je vais faire venir ici par voie sûre, et sûrement pas par la poste, ce manuscrit en cinq cahiers in-folio de 24 pages par cahier. »
Dans une lettre du 22 novembre, à Gzartoryski, il ajoute qu'il envoie en Russie seulement une copie : « Car comme il (Razoumovsky) est le plus vain et le plus impudent des hommes, il faut, puisqu'il occupe une place où il peut m'attaquer, que je conserve de quoi le rendre à jamais muet, s'il lassait par trop ma patience. J'aurais pu l'anéantir en envoyant cet écrit à Paul 1er qui me l'ordonnait; mais je n'en ai pas eu le courage. . . J'eus peur de mes remords, car je sentais que j'allais me venger. . . »
L'ouvrage dut être en effet envoyé à Saint-Pétersbourg, mais sa publication y fut, sans doute après lecture, de nouveau jugée inopportune, et il n'en fut plus parlé.
Ce travail est distinct du mémoire spécial sur Razoumovsky (20 juin 1801) qui est cité p. 229.