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secours de la religion. Les médecins se déclaraient impoissants à lui rendre, même pour un instant, la conoaissafict qu'elle avait subitement perdue. Son confesseur, le P. Sienol, de la Compagnie de Jésus, eut alors l'idée de la recommandEr à saint Josaphat, et de placer sous son oreiller une reliqu du saint martyr. Cécile revint aussitôt à elle et retrouya aaset de forces pour se confesser et recevoir avec une entière liberté d'esprit tous les sacrements de TEglise * .
En 1650, un des principaux bourgeois de Lublin, nomné Okolski, était sur le point de perdre un fîls^ kgé de sept ans-U corps du malheureux enfant était déjà froid et comme prin de vie. Le père, au désespoir, courut à une église voisine el; fit célébrer une messe pour écarter le coup qui le menaçait Au moment même de Télévation, il entendit une voix qui lu répéta à trois reprises : c Offre ton fils au bienheureux martir « Josaphat, et il sera sauvé ». Okolski connaissait à peineb uom du saint évêque. Il rentrait soucieux à sa maison* to que sa femme lui présenta un reliquaire, que les religienss Carmélites venaient de lui envoyer pour le petit malade. Di premier coup d'œil, Okolski aperçut une relique de s Josaphat, parmi des parcelles d'ossements de plusieurs aatnn saints, c Dieu soit loué dans ses saints 1 » 6*écrie-t-il ans* tôt, et levant les yeux au ciel : c Je vous offre mon fîls.'t « bienheureux », ajoute-t-il. Il n'avait pas achevé de parlerq» Tenfant était guéri.
Le lendemain, le père fit célébrer une messe d'action it grÀces dans Téglise uniate du Saint-Esprit, par un fervent idigieux, nommé Adrien Mozer, alors hégoumène des Basilien de Lublin, qui avait déjà beaucoup souffert pour la foi. OoJ porta Fenfant, et durant tout le trajet, il battait joyeusemetti des mains, en répétant : « Alléluia, alléluia n. Il assistait saint sacrifice, les yeux baissés, avec un air modeste i recueilli, qui fit l'admiration de tous ceux qui étaient préseol&j
La même année et dans la même ville, un orfèvre vit ni maison subitement délivrée de la peste par un vœu faiti
1. Curs. vit. mir. 88. — La môme année, un gentilhomme de PoKvkft ériger un autel en l'honnenr du B. Josaphat, dans Téglise du collège <it> Jésuites. Il avait été guéri d'un ulcère à la tôte en s appliquant une r«^ que du Saint sur la partie malade. Rostowski, op. cit. p. 364.
saint Josaphat, et lui offrit en reconnaissance une image d'argent *.
Les circonstances d*une autre guérison, opérée vers la même époque, nous montrent que le culte de Josaphat était déjà répandu jusqu'aux extrêmes frontières de la Pologne. Nicolas Potocki, hetman de Pologne et castellan de Cracovie, c'est-àdire à la fois commandant en chef des armées polonaises el premier membre séculier du sénat, était à Kamieniec, en Podolie, tourmenté par des douleurs de goutte intolérables. Les Carmes déchaussés de cette ville lui conseillèrent de se recommander à saint Josaphat, et lui envoyèrent une relique du martyr, qu'ils possédaient dans leur église. A peine l'eut-il appliquée sur ses membres, que ses douleurs disparurent comme par enchantement '.
Le théâtre principal de la gloire de Josaphat était toujours Polock et son territoire. Cependant, même dans cette ville, quelques schismatiques obstinés refusaient d'ouvrir les yeux à la lumière et rejetaient sans examen la vérité des miracles qui s'opéraient chaque jour autour d'eux. De ce nombre était un ^gentilhomme qui descendait un jour la Dwina avec un convoi de six bateaux chargés de fruits. Dans un passage périlleux, la barque qu'il montait chavira tout à coup, et il fut entraîné sous les eaux, qui étaient en cet endroit impétueuses et profondes. Voyant la mort devant lui : « Josaphat, s'écria-t-il, si « tu es un vrai martyr, viens à mon aide et je me ferai « uniate. » Aussitôt il aperçoit un évéque revêtu de ses ornements pontificaux, qui marche sur les eaux et lui présente la main. Le naufragé veut la saisir, mais la vision a déjà disparu. Elle était cependant réelle, et Josaphat était venu au secours de celui qui l'avait invoqué. A l'endroit où il avait aperçu la main du martyr, le gentilhomme rencontre un appui auquel il se cramponne de toute sa force. C'était une longue perche, qui servait à pousser un bateau subitement arrivé sur le théâtre de Taccident. Les hommes qui manœuvraient cet instrument sentent, pour le retirer de l'eau, une résistance inaccoutumée ; «t ils sont étonnés eux-mêmes de ramener dans leur bateau, après de grands efforts, un homme sain et sauf. Echappé aune