SALOMOX DE BROSSE DESSINATEUR I4I
pc), 16 r" et v", 17, r" et v", i8 r° et v**, 19 r° : Portes rectangulaires et cintrées, à frontons circulaires simples ou doubles, et triangulaires avec ou sans écusson ; parfois (?2 r°) deux moitiés dissemblables sont réunies sur la même feuille (i).
7 r° : Rez-de-chaussée et premier étage (lavis) avec grandes et petites fenêtres surmontées de frontons circulaires et triangulaires ; niches avec statues, séparées par des pilastres corinthiens.
7 v° : Coupe et façade latérale de la grande porte ; élévation f" R. \ ".
8 r'' : Construction octogonale avec statues et dôme.
9 v° : Porte et petit pavillon.
II v", 12 r*», 13 v° : Deux projets de portail (hôtel de Soissons) (2).
17 r", 18 r° (Le même projet en deux états : le second est un crcKjuis au crayon, puis à la plume, puis lavé).
14 r° : Pavillon à deux étages (deux fenêtres rectangulaires à chaque étage) ; une note au crayon, moderne, porte : « Château de Xer- « neuil, du Cerceau ».
18 \^, 19 v° : Croquis d'un rez-de-chaussée puis d'un i*"" étage complétés (20 r°), par un toit : c'est une porte de ville avec pontievis, certainement pour Paris sous le règne de Louis XIII d'après la nef, les fleurs de lys et les L sur palmes croisées, qui servent à la décoration, très sobre et très élégante, de la partie centrale, flanquée de deux pavillons à trois étages, avec lucarnes sous le toit (3). En comparant avec d'anciennes gravures on reconnaît ici la célèbre porte Saint-Honoré, qu'on datait en effet des environs de 1626, faisant partie de l'enceinte « des fossés jaunes » à l'intersection actuelle de la rue Saint-Honoré et de la rue Royale. Elle ne subsista guère plus d'un siècle, ayant été détruite. Le fait que Paul de Brosse fut, dans les années suivantes, chargé de l'entreprise générale pour cette extension de l'enceinte au nord-ouest de Paris, s'expliquera maintenant d'autant plus facilement qu'on aura reconnu dans la \inr\c principale une (TUvre — et non la moindre — de son père.
20 v° : Dessin (le plus grand de tous) à la plume et au lavis, avec
(j) Voir une rcprochiction ré<luitc ci-desfius, page 4J.
crayon rouge pour figurer la brique : pavillon du fond de la cour de Coulommiers (i).
21 v° : Obélisque. — 23 r" : Porte précédée d'un pont-levis.
23 v"^ 24 r° (2) et v"*, 25 r° et v° : croquis d'ensemble et détails pour cheminées monumentales.
26 r° : Panneau, peut-être aussi pour une cheminée (3).
25 v° : Plan pour le pavillon qui suit, f."" 27-28.
26 v*" : Colonnes et balustrade (dans le même genre qu'au i" étage sur la façade du Luxembourg, à droite et à gauche de l'entrée).
2'j r° et v**, 28 r° et v° : les quatre faces d'un pavillon d'angle, à 1 extrémité d'une terrasse de 3 toises de haut, à une fenêtre, surmonté d'un petit dôme ; je n'en vois pas de semblable à Coulommiers sur la gravure d'I. Silvestre ; il y a quelque chose d'analogue à Monceaux ; le lion accroupi sur le dôme est celui de la p. i de l'album.
29 r° : Quatre colonnes à bossages et un entablement. C'est l'entrée d'un pavillon, comme ceux des côtés à Coulommiers.
29 v° : Pavillon central d'un château, à deux étages avec dôme surmonté d'une lanterne et couverte en ardoise (4).
30 r° : Grande façade (ensemble peu détaillé, tandis que les lignes et les couleurs sont très soignées à la page précédente). Cela correspond à peu près à la disposition du château de Coulommiers du côté opposé à la cour et regardant le parc, ou à la façade de Monceaux (côté droit de la petite figure dans les « Maisons royales » qui entourent le plan de Paris de Gomboust en 1652).
Avec le verso de la p. 30 finit la partie de l'album qu'on peut attribuer à S. de Brosse. Après quelques feuillets blancs viennent des dessins à la sépia, etc., très jolis aussi, mais d'une tout autre manière, presque tous relatifs à un projet de tombeau et à un projet de fontaine (figures allégoriques, rinceaux, etc.). C'est sans doute la main de Charles du Ry qui les a tracés.
Tel est cet album qui nous montre de Brosse, âgé d'une quarantaine d'années, en pleine possession de son talent de dessinateur habile, de décorateur ingénieux, d'architecte continuant et enrichissant les meilleures traditions de l'école française.
(i) Page 165. — (2) Page 139. -- (3) ÎPage 140. — (4) Page 143.