‹ Un architecte français au commencement du 17e siècle: Salomom de BrosseChapitre 66 sur 102 · LP · texte numérisé non relu

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d après le dcMin de Uro»

avons vu que, précisément, S. de Brosse a réédité l'ouvrage de Bullant sur ce sujet]. « Vignole se rattache ainsi au mouvement inauguré par Bramante, mais le goût plus délicat qui prédominait encore au début du xvi^ siècle s'atténue quelque peu déjà dans ses œuvres ; elles ont surtout le mérite d'une régularité extrêmement rigoureuse. En construisant l'église du Gesu il a fixé les traits essentiels d'un modèle que ses successeurs imiteront, de préférence à tout autre (i). »

Quant à Jacques de la Porte, c'était un élève de Michel-Ange qui avait travaillé à Saint-Pierre de Rome. Il est mort en 1604 au moment où allait comamencer la carrière de S. de Brosse. « La façade du Gesù comprend deux étages ornés de pilastres corinthiens ; l'ensemble est surmonté d'un fronton très large ; pour les autres couronnements la forme angulaire et l'arc de cercle sont alternativement employés (2) ».

« Nous trouvons ici un nouveau type : ce n'est plus une façade se terminant par des lignes horizontales, c'est, dans une idée tout opposée,

la recherche de l'élévation, la mise en valeur des lignes ascendantes

Le projet de Vignole multipliait l'intérêt dans l'étage inférieur, en prodiguant les belles alternances de niches et de colonnes. G. délia Porta resserre la composition et la porte en hauteur. C'est le point de départ

d'un art nouveau qui s'épanouira plus tard dans la façade de San

Andréa délia Valle (3) » ; (ici il y a également deux étages, et les colonnes et pilastres sont également d'ordre corinthien ; dans les entrecolonnements sont des niches surmontées de frontons alternativement en arc de cercle et en triangle) (4).

(i) Handbuch der Kunstgeschichte, 4^ éd., 1861, p. 255.

(2) Denkmaeier der Kunst, von Lûtzow und Lubke, 1858, table XXIV, 87, !>** S, et texte p. 305. Cf. M. Palêologue, Rome, notes d'histoire et d'art, Paris, 1902, p. 279 : (dans cette façade du Gesù) « on voit déjà paraître ces formes « rompues, ces membres multiples, ■ ces ordres superposés, dont Bernin et « Borromini useront bientôt à l'excès ». On peut aussi rapprocher du portail de Saint-Gervais celui de Saint-Pierre à Frascati {Musée d'art publié sous la direction d'Eug. Muntz, p. 226).

(3) M. Reymond, loc. cit., p. 46.

(4)' S. Andréa délia Valle est une des dernières œuvres de P. Olivieri, mort en 1599.

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