LA RÈGLE D'ARCHITECTURE
instruments des architectes (compas, équerre, etc.), entoure un « sonnet acrostiche à la louange du sieur (Nicolas) Piloust par un de ses amis » signé M. D. (peut-être : De Marnef) ; puis commence le texte illustré de gravures qui occupent généralement toute la hauteur de la page et seulement une partie de la largeur. On y voit tous les éléments de l'architecture classique : colonnes et « leurs lineamens en teutes leurs parties », etc. Les modifications faites au texte par N. Piloust sont très peu nombreuses
et consistent la plupart du temps à
FER ANESVRE DETSORTE DORIQUE CONVENABLE POVR TENPLES ET ee ÿ HIS
CO Mon on
rajeunir l'orthographe : Arquitra-
ve devient « architrave », chap-
piteau « chapiteau », etc., fucille
« feuille » ; les abréviations sont résolues dans un certain nombre de cas. Par ci par là, les éditeurs de 1619 font une réserve sur les affirmations de 1568 : par exemple Bullant avait dit (f. B. 1v verso) : « Ces reigles n'ont pas esté justement observées ; » Piloust ou de Brosse atténue : « pas tousjours esté justement obser-
vées ».
L'édition de 1568 a 60 pages ; celle de 1618 n’en a que 50 (48 numérotées, plus la feuille du titre). La pagination, en lettres capitales et chiffres romains en 1568,