SCÈNE X l'HAXÇOISi:, (JIGiVOUX
iliAN(;oisi:, rentrant avec un parapluie J'ai trouvé un ])arapluie. Qu'est-ce que vous av(V.? vous faites une drôle de figure?
GIGNOUX
Un malaise... c'est nerveux... l'orag-e....
KliAN(;OISE Ah ! (lùi lui loin'iiaiil le dos. elle ouvre !<> iiai'apliiie qui est criblé de Irons.) Il esl un |)eu mùr; ça suflira pour ce soir. La pluie redouble.
GKiNOUX
Et'*(uand je pense <|iu> je vais sorlir par ce temps-là, patauger dans la crotte, me mouiller, pendant cpie d'aulres (Il rej^arde la chambre) sont bien à l'abri, bien au chaud!... Ah! misère....
l-IJANÇOISE
l'^iudra vous habituer à celte i«lée-là pourtant. (Bruil de h uiiièie.)
(UGNOIX
Ça redouble.... (Piis d'une idée.) !)iles donc, l'^i'ançoise?...
r)^2 UN BAIN QUI CHAUFFE.
FRANÇOISE
QiiCsI-cc ([nCllc a l'ail 1
gi(;noijx Vous ôlcs un(> ])('11(' fille, vous savez!
FRANÇOISE
Peuh! Je ne suis pas trop déjelée, voilà tout!
GIGNOUX
Vous èles sage? Vous navez pas d'amoureux?
FRANÇOISE
Bien sûr que non. J'ai pas le moyen! ,
GIGNOUX j
Et que penseriez-vous, si moi, Bernard (iignoux, je vous faisais j
la cour. (11 lui jn-eiid la laille.) i
FRANÇOISE I
Je penserais (pie vous voulez (jue je vous abrite dans ma chamljre. |
GIGNOUX '
Eh bien?
FRANÇOISE '
Eh bien, non! j'aime encore mieux vous prêter un parapluie. j
(Le toisant.) I
(;iGN*)r\, ^o\('^ «
Merci. (H hésite etjolto parla IcmHi'e le cliai)eau.) Tiens! toi! Ouf! j c'est toujours une vengeance !
iMiAN(;oiSE, ('leiiinant la suspension. \
Fermez la lenèlre... bien... je vous reconduis jusqu'à l'escalier. •
GIGNOUX, pionaiit le j)arap]uie et son chapeau '
Bonsoir, Françoise. (Il soupire.) Ah! mon Dieu!... |
FRANÇOISE, prenant la lampe. |
Ce ne sera rien.... Aussitôt rentré, prenez quel()ue chose de i
chaud (Test souverain. j
lis sortent. Nuit sur le Ihéàtie. M"" i'iéchetle rentre parla t^aucho, |
tenant une petite lampe rose, et suivie d'Andi'é. Ils sont très \
décontenancés. ^