‹ Un Baiser anonymeChapitre 23 sur 34 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GASTON, RENÉ, il entre par le tond.

RENÉ

Après la façon dont j’ai pris congé de toi, ce matin, je présume que tU ne m’attendais pas si tôt. (il s’assied près du guéridon.)* Ta femme et madame de Chailly, que je viens de rencontrer, m’ont invité à les attendre ici. Je ne te cacherai pas que je me berçais du doux espoir de ne t’y point retrouver.

GASTON

De l’amertume? Tu m’en veux encore?

RENÉ-

Assurément; tu m’as blessé dans mes sentiments les plus chers !

GASTON

Allons doncl pour quelques plaisanteries sans portée...

RENÉ

Sans portée? Elles ne tendaient à rien moins qu’à faire de moi le plus malheureux des hommes.

GASTON

Eh bien! oui, je déclare que j’ai eu tort. Lorsque tu es entré, je me disposais à aller m’en expliquer disons le mot

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