SCÈNE NEUVIÈME
juste el vrai à aller m'en excuser auprès de. loi. Es-tu
satisfait? Celte déclaration te suffit-elle? Exiges-tu qu'elle paraisse au Moniteur!
RENÉ
Dois-je en croire mes oreilles?
GASTON
Si tu n'en crois pas tes oreilles, quelles oreilles croiras-tu?
Et c'est toi qui me liens ce langage ?
GASTON
Moi-même; j'cnire rlans ma seconde manière.
RENÉ
Ainsi , tu conviens que j'ai raison d'aimer madame de Chailly ? ''
GASTON
Oui.
RENÉ
Et de l'épouser, toute veuve qu'elle est?
GASTON
Oui.
RENÉ
El tu seras mon témoin le 2 février?
GASTON
Oui.
RENÉ, se levant.
El lu mettras une cr.ivate blanche?
GASTON
A midi très-précis. Oui, cent fois oui.... Tu ne pouvais mieux placer les affections.
Cependant, ce matin...
GASTON
Ce malin , j'étais sous l'impression toute fraîche de ma nuit de bal. Celte fausse joie, ces fausses tendresses, ces faux sourires, ces masques, emblèmes du mensonge et de la trahison, tout m'avait fait l'esprit maussade et le cœur sceptique. Si j'avais dû me marier le lendemain d'un bal masqué, il y a gros à parier que je serais encore garçon.
RENÉ, lui serrant la main.
Si tu savais quel plaisir j éprouve à l'entendre parler ainsi?
GASTON
Excuse-moi, il faut que je sorte.
RENÉ
Où vas-tu?
GASTON
Une visite indispensable... à deux pas. Je serai de retour » avant madame de Chailly à qui je dois aussi des excuses.
RENÉ
Pourquoi ne l'atlends-tu pas?
GASTON
Jeté le répèle... une visite que je ne saurais remeltrc... à deux pas d'ici...