SCÈNE ONZIÈME
RENÉ
Oreite est devenu cachottier.
LVCIE.
Quel air Gaston avait-il en vous quittant ?
RENÉ
L'air préoccupé, inquiet, agité...
HENRIETTE
Mais enfui, M. de Marsac ne s'est pas abîmé dans une trappe avec trémolo à rorclicsiro, à la façon des diables de féerie ?... Il a dû dire un mot de nature à vous mettre sur la voie, mon ami?
RENÉ
Vous avez raison, chère Henriette ; mais je ne sais si je dois m'expliquer devant madame de Marsac.
LUCIE
C'est donc bien grave?
RENÉ
Ce serait grave, en effet, dans la bouche d'un mari qui n'aimerait pas sa femme... mais de la part de Gaston qui, chacun le sait, madame, n'a pas cessé de vous adorer comme au premier jour...
HENRIETTE
René, dispensez-vous de tout panégyrique. Le moment est mal choisi pour chanter les louanges de M. de Marsac.
Enfin, qu'a-t-il dit?
RENÉ
Eh bien ! j'ai cru comprendre qu'une personne...
HENRIETTE
Une femnip?...
RENÉ
Vous l'avez dil... Est en possession de quelque important secret qui le concerne.
HENRIETTE
Et M. de Marsac vous parait avoir un vif intérêt à ce que ce secret ne s'ébruite pas ?
RENÉ
Un intérêt capital !
HENRIETTE
C'est clair comme de l'eau de roche, (a Lucie.) * Ton mari, en ce moment même, est chez moi, insistant pour voir la chanoine'^se.
RENÉ
Madame de Beaubuis ?
HENRIETTE
Précisément.
Mais elle n'est pas à Paris, que je sache?
HENRIETTE
Eh! non... Elle est à Nice... Il en est informé à présent; et me voilà forcée de renoncer à ma vengeance.
RENÉ
Quelle vengeance?
HENRIETTE
C'est juste, vous n'êtes pas au courant. Vous savez bien ": la I . René, Henriette. Lucie,