LE COMMISSIONNAIRE
Une lettre pour niamzelle Nicole.
NICOLE, prenant la lettre.
Parle donc pas si fort, nigaud. (Avec Joie.) C'est de Jean , mon beau facteur de la petite poste.
ZÉTULUÉ , de sa place.
Nicole , veux-tu que je te lise ta lettre, comme de coutume ?
NICOLE
Merci, mamzelle, merci... c’est pour ma cousine, (a paru } Prends garde de le perdre.
(Elle vient à l’avant scène.)
Félix , à Indiana.
J’ai obtenu de mon colonel une sortie de vingtquatre heures.
LUDOVIC
Moi , du directeur de Belleville, relâche.
PIMPANT
Moi , j'ai remis à demain soir mon départ pour Bordeaux.
CHARLF.S.
Quant à moi , j'envoie à tous les diables le quartier latin , Cujas, Barthole et l’École de Droit
PIMPANT , réunissant tout le monde autour de lui.
Voyons, convenons de nos faits.
NICOLE, qui a Uni de lire à Pécari.
Elle ne m’ont pas vue , elles sont trop occupées. (Elle va h la porte et rappelle du geste le commissionnaire.) Je serai prèle à l'heure dite; qu’il vienne inc prendre à ma cuisiue, par la porte de l’allée. (Le commissionnaire sort. — Roulant son 1
tricot.) VTà comme faut être dans les maisons... J’ dis que j’ n’ sais pas lire , parce que ça donne plus de confiance; et j’ cligne eu regardant, pour avoir l’air de fermer les yeux.
Au : Ma comiitcrc, q,.a:i«l jadanaa
Je n’ suis qu'un’ pauvr’elkampepoise,
Mais tout’ jeun’, dans mon endroit.
On m’app'lait la p'tite sournoise,
D’vant qui fallait marcher droit.
(Eli. r« M i J* le groupe qui cwiat bat eu riait « repr«, J Mv uifUt.)
(.'oreille par cl , les yeux par là ,
Où dans 1’ comptoir, où sus P sofa.
On jabotte,
In billet trotte ,
Mol , j’ tricotie ,
Et tout ça va...
(On < ut*-nd la louuelt» faaar.l
INDIANA
Grand Dieu ! madame sonne !..
Félix.
Nous voilà bien...