‹ Un Bal aux Vendanges de Bourgogne, folievaudeville en deux actesChapitre 30 sur 62 · LES QUATRE JEUNES CENS · texte numérisé non relu

LES QUATRE JEUNES CENS

Soyez sans crainte, il est minuit !

C’est l’heure propice au mystère.

Dans votre logis solitaire.

Libre A vous d’éviter le bruit. '

LUDOVIC

Nous sommes des chevaliers français...

PIMPANT

En tournée. Des jeunes gens de la société de M. Levasseur, votre ami et le nôtre, ( II va lui prendre la main.) (pii nous avait promis de nous présentera vous! Est-ce vrai, M. Levasseur?

ClIAnLES, A l’oreille de Levasseur.

Vous savez nos conventions?

LEVASSEUR, répondant A Pimpant.

Oui , oui , oui , c’est vrai ; tout ce que disent ces messieurs est la vérité. (A part.) C’est un atroce mensonge.

PIMPANT

Allez... aller auprès de Madame, comme vous nous l'avez promis , et engagcz-la à ajouter, par sa présence , au plaisir que nous aurons à conduire. ce soir, ces demoiselles au bal.

m"* J a vit BT.

Mais... messieurs...

Ah! Madame... vous ne mettrez pas plus de t rigueur avec nous qu’avec Monsieur.

u“* J AU N ET.

Qu’entends-je ?

LUDOVIC

Vous lui avez accordé gracieusement , je devrais dire à faire envie , la permission de vous conduire.

U— JA UN ET

Grand Dieu !

LEVASSEUR, bas.

Ils savent tout... il faut céder...

M** JAt.NET.

Quoi... vous avez?..

PIMPANT

Nous avons vu.

FÉLIX

El entendu.

M“* JAUNET

Messieurs... je suis très sensible à votre aimable invitation.

TOCS.,

Bra\o!

U” JA UN ET

Mais scrait-il bien convenable à moi d’emmener ces demoiselles avec nous...

FÉLIX

Comment donc. Madame... ce sont nos cousines. M. Levasseur peut vous dire...

LEVASSEUR

Oui, oui, certainement...

CHAULES.

Nos propres cousines...

LUDOVIC

Nos cousines-germ aines.

PIMPANT

Et nos vues sont honnêtes et légitimes... demandez à...

JA u N ET.

C'est bien... Messieurs... puisque vous êtes parens et amis , je consens ù tout.

FÉLIX, à Levasseur.

Alors, mon ancien, il faut espérer que nous ferons plus amplement connaissance...

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