LES QUATRE JEUNES CENS
Soyez sans crainte, il est minuit !
C’est l’heure propice au mystère.
Dans votre logis solitaire.
Libre A vous d’éviter le bruit. '
LUDOVIC
Nous sommes des chevaliers français...
PIMPANT
En tournée. Des jeunes gens de la société de M. Levasseur, votre ami et le nôtre, ( II va lui prendre la main.) (pii nous avait promis de nous présentera vous! Est-ce vrai, M. Levasseur?
ClIAnLES, A l’oreille de Levasseur.
Vous savez nos conventions?
LEVASSEUR, répondant A Pimpant.
Oui , oui , oui , c’est vrai ; tout ce que disent ces messieurs est la vérité. (A part.) C’est un atroce mensonge.
PIMPANT
Allez... aller auprès de Madame, comme vous nous l'avez promis , et engagcz-la à ajouter, par sa présence , au plaisir que nous aurons à conduire. ce soir, ces demoiselles au bal.
m"* J a vit BT.
Mais... messieurs...
Ah! Madame... vous ne mettrez pas plus de t rigueur avec nous qu’avec Monsieur.
u“* J AU N ET.
Qu’entends-je ?
LUDOVIC
Vous lui avez accordé gracieusement , je devrais dire à faire envie , la permission de vous conduire.
U— JA UN ET
Grand Dieu !
LEVASSEUR, bas.
Ils savent tout... il faut céder...
M** JAt.NET.
Quoi... vous avez?..
PIMPANT
Nous avons vu.
FÉLIX
El entendu.
M“* JAUNET
Messieurs... je suis très sensible à votre aimable invitation.
TOCS.,
Bra\o!
U” JA UN ET
Mais scrait-il bien convenable à moi d’emmener ces demoiselles avec nous...
FÉLIX
Comment donc. Madame... ce sont nos cousines. M. Levasseur peut vous dire...
LEVASSEUR
Oui, oui, certainement...
CHAULES.
Nos propres cousines...
LUDOVIC
Nos cousines-germ aines.
PIMPANT
Et nos vues sont honnêtes et légitimes... demandez à...
JA u N ET.
C'est bien... Messieurs... puisque vous êtes parens et amis , je consens ù tout.
FÉLIX, à Levasseur.
Alors, mon ancien, il faut espérer que nous ferons plus amplement connaissance...