ACTE I, SCÈNE XIX
M" JiVXtT.
Comment, Jean ?
NICOLE
Oui, Madame... mon cousin... car j'ai un cousin aussi , moi, un facteur de la petite poste. M"* JAUNET.
Où est-il?
NICOLE
11 est là... Madame... dans la cuisine... y m'attend.
FÉLIX
Allons, va pour le cousin, noos v’Ià la dou- «aine.
CHARLES
Plus on est de fous, plus on rit î LUDOVIC.
Si le treizième survenait !
PIMPANT
Ah ! mon cher, ne parlons pas de revenans , ça porte malheur.
LUDOVIC
Quand vous voudrez, Madame , nous sommes à vos ordres.
ll m * JAUNET.
Je revêts mon doinino, et partons.
(Elle va h l'armoire.) FÉLIX , tirant des dominos.
Comment , un , deux , trois , quatre , cinq dominos, tous bleus... la demi-douzaine.
ZÉTULBÉ.
Si Madame permettait., toutes en bleu.
MAR1ANA
Ça serait drôle.
LUDOVIC
En uniforme.
CHARLES
Le bataillon sacré.
JAUNF.T.
Chacun répondra du sien.
FÉLIX
Ça nous regarde.
CHARLES
Allons, papa Levasseur, et vous...
LEVASSEUR
J’ai là un turc superbe.
FÉLIX
Oh! oh! rococo... le turc sent la CourtiUe d’une lieue.
LEVASSEUR
Alors, je prendrai un domino pareil à relui de ces dames.
pimpant, riant.
Ça fera une volée d’oiseau bleus.
NICOLE, de même.
Commandée par un dindon. Si Madame veut bien le permettre, je me servirai d’un domino noir, que je garde à une de mes payses , dans ma malle.
1NDIANA.
Nicole trouve toujours à point tout ce qui lui
faut.
NICOLE
Ah ! Manuelle , c’est qu’il ne me faut jamais que ce que j’ai, (a part.) Attrape.
LEVASSEUR
Eh bien! partons-nous?..
(On frappe trois coups A la porte; tous S’arrêtent.) FÉLIX.
On frappe.
M"* JAUNET
A pareille heure !
NICOLE
Quelque mauvais garnement !
JAUNET
Ou quelque femme de chambre ! On reviendra demain, éteins la lumière, ( Nicole souffle le* bougies.) et partons par la petite porte de der- ! rière, qui donne dans l’allée.
LEVASSEUR
Parfait , parfait !
ciuer n.
Ai»: Cm llaiaiatit «lu plartâr. (vciic.»».
Parlons , partons bien bas ,
Évitons tout esclandre I On pourrait nous surprendre ,
En suivant le bruit de nos pas. '
• lia MNtnit loua A [ a« <lr loup, par la porto A* rSte.J