‹ Un bal bourgeoisChapitre 11 sur 25 · UN ENFANT · texte numérisé non relu

UN ENFANT

Maman, combien que je pourrai manger de gâleaux?

ïiad. BEliNVRD.

Chut ! petite fille !

JEAN

Le nom de ces daines.

Riad. BKniNAP,D.

Mad. Bernard ah ! mon Dieu! ma garniture est toute

chiffonnée. ( Elle va pour eirlrer. )

JEAN , annonçant > Madame Renard !

Mad. VERSECIL.

Lolotie, 'prète-moi une épingle, ma ceinture va tout d« travers. ( Au domestique. ) iMad, Yerseuil. JEAJN , annonçant:

Mad. Cerfeuil.

Mad. VEhSEUIL.

Le maladroit, comme il m'estropie!

SCÈIXE X.

Les Mêmes, MARTLN.

MAF.TIN.

Eli ! Mesdames , c'est vous ! . . . . Comment , pas un cavalier pour vous donner la main.

Mad. BF.r.NARD.

Ah! M. Martin !.... Mais, il ny a donc encore personne?

MAUTIN.

Pardonnt z-moi , pardonnez-inoi , tout le beau monde est venu par le grand escalier. •

LOidTTE, a voix basse.

Lu demoiselle de La maison esi-elle jolie, M. Martin?

Un ange, un petit ange, iin peu gauche, un peu empruntée.

Mad. iiEUAAP.D , de même.

Et son père ?

MARTIN

' La perle des hommes! un peu ridicule mais, un

homme d'Iionueur, chez. lequel vous souperei, irès-liieu. . . . Venez, venez, je vais vous présenter à lui. ( // enUe avec les femnws. )

SCÈINE XL

SIMONETTE, Mad. DUBELAIR, CLOTILDE, NINA.

(Ces trois dames sont vêtues dans le dernù-r goiît , wilchouras , cachemires , etc. Les deux sœurs icnl ubso lument pareilles pour le coslume. )

Mad. DUBEf.Aiu , à un chasseur.

Ma voiture, à deux heures. {A ses filles.) Je ne pense pas qu'on nous retienne plus long-lems. CLOTiLDii , riant.

Oh ! oui 5 un bal qui comiueiicc à dix heures, cela ne pcul pas aller loin.

m^;a , de me nie.

Tenez, maman, on danse déjà..., A!i ! riiorreurl Un

seul violon , et ce n'est pas Rose 1 ( Mad. Dubeiair

e. ses filles donnent à un chasseur qui les suit , leurs pelisses. )

siMOisETTE , s'approchant.

Ces dames veulent sans doute aussi changer de soulie: s ?

CLoriLOE, riant aux éclats.

Changer de souliers Ah! ah! ali ! c'est cliaru'ant î

Non, ma chère, nous ne changeons pas de souliers.

SIMONETTE

Ah ! mon Oieu ! j'ai sùremeni dit quelque bêtise . . . . J vas l'y annoncer ces dauit s.

Mad. Di'BELAiR, riant avec ses filles.

J' vas l'y..-. Non, non, ma bonne, là Ci)iilredanse est commencée. ... Je ne veux pas imerrompre les plaisirs de

Monsieur Monsieur eh bien! coumienl s appe.e

voire maître ?

SrMONETTF..

M. Dumont , >.îad;uue (y^ /)^/rr. ^ Tiens ! des amis d' noi' maître qui n' savent seuleuieiu pis son nom.

Un Bal bourgeois. G

Mad. DUBei.A'/î.

Laissez -nous , ma bonne , iio a aiiendrons ici h fin de la coni! eJaiiac. ( Simonette .sort )

NINA, avec ironie.

Il faut prendre un peu de courage avant de saveniurer dans le bal de M. Diimonl.

Mad. DL'BFLAiR, riant.

h.\\on> , Nina, n'allez pas abuser de votre esprit; c'est avec des sarcasmes de ce genre cpie vous avez éloigné de chez moi Folleville et Biinval ; voiià trois jours qu'ils n'ont pas paru.

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