‹ Un bal bourgeoisChapitre 13 sur 25 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

FOLLEVILLE , BLINVAL, habillés dans le dernier genre ,■ ils déploient leurs retlingottes y SIMONEl'TE.

SIMOiNETTli.

Ah ! v'ià deux Anglais .... eh bien i il ne manquait plus queux.

FOLLKViT.LE , tirant sa montre.

Onzç heures et c!c.mie; Tomv , ramenez le cheval au pas , et soyez ici a une heure.

CLINVAt..

Oli ! oui , le souper sera fiui à cette heure-là.

FOLLEVILI E.

Je suis un peu mouillé.

BLINVAL

Je crois hien , lu as voulu venir dans ton tilbury.

rOLLEVlLI-F.

Aim;»is-tu mieux venir en fiacre? D'ailleurs nous avons été d'un irain I

BLINVAL

Ah mon dieu ! j^entends un violon , je crois. Est-ce que l'on s'aviserait de danser à ce bal-ci.

FOLLEVILEE.

Cela va être dun ennui'

BLiNVAi. , regardant.

]\îais c'est qii'ils dansent sérieusement!. . Pas de tables de )eu ; pas de trente et quarante, pas même le modeste écarté. C'est épouvantable.

FOLLFVILLE.

Air : Adieu, je vous fuis hois charmant

Au bal c 'est l'usage adopte ,

C'est pour la forme que l'on danse.

Nos cavaliers à l'écarté

Figureut toute la séance.

Aux jeux on les voit s'empresser,

Des dames bravant les reproches.

BLINVAL , 50K/-za«/.

On dirait rpie pour mieux danser, Il faiitqu'ils aient vidé leurs poches.

Petite, dis-nous un peu : c'est laque se tient le rout , n'est-ce pas?

Le rout ?

Oui, le rout !

SIMONETTE

Pardon, Messieurs.. .. c'est que je suis Picarde, et que je n'entends pas votre lan<iage.

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