‹ Un bal bourgeoisChapitre 25 sur 25 · SCÈNE XXV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXV

Les Précédcna, MAJ^TIN.

MAPvTiN , vivement h Dinnont.

Ah î mon cher , j'ai une hien bonne nouvelle à vous apprendre.

DrMO>T.

Gommant I auriez-vous trouvé un établissement ....

M AnxiN.

Commis à cheval , rien que cela I

DUMOM.

Que di.tb'e venez- vous me chanter.... Vous savez que je veux qu'elle reste à Paris.

Eh ! mon cher, c'est de moi qu'il sagit. L'administrateur vient , f'n prenant le cnfé, de me pronjettre la place en question, à condition que j'épouserais une petite nièce qu'il a en Picardie. II. était enchanté du balj comme c'est heureux que vous ayez donné cette fète-là !

DUMONT

Oui, c'est fort heureux pour vous, et pour votre société à ce qu'il paraît j mais.. . .

siMONiiTTE , accourant,

Monsieur, Monsieur , bonne nouvelle je viens vous pré-» venir que j' n' peux plus rester chez vous.

DUMONT

Comment ?

SIWONNETTE.

Dame ! écoutez donc! un coup du ciel I Quand on trouve une fortune et un mari.

DUMONT

Un mari , toi aussi ....

SIMt)?«ETTE.

Oui, noi' maître. Ce valet à tournure, il vient d' se déclarer à une bourrée que i' dansions dans l'unlichambre.

DUMONT

Jusqu'à ma servante, qui trouve au bal!...

SIMONETTE

Ah ! comme c'est heureux , not' maître , que vous ayez donné cette fète-là !

DCHOKTj impalienié.

Vas-t-en au diable; {à JUarlin.) mais, mon ami,

Air : Vaud. de l'jEcu de six francsi Au Lai , me disiez- voii* sans cesse, Une fille trouve un luaii.

MARTIN

Mais à certain air d'allef^irsse , Je crois avoir bien réussi ; Ici l'on s'épouse à la ronde.

DUMOKT.

Oui , c'est fort agréable à voir :

Excepié, nia fdle , ce soir , J'aurai marié tout le monde.

MAr.TlN.

Allons, vousexagcroz... Je vo.;s ai dii : donnez un bal yo.is marierez voi, e lille ; je ne vous ai pas garanti la qualité' du man mais il est clair que sans musique, il „> a pas de bal. Donc votre i.lle ne pouvait mieux choisir dans un bal que le violon ; c est raisonne, j'espère.

CHAMElvEl.LE.

Monsieur Duinont, un pcn d'indulgence.

Mad. DUBELAIR.

Monsieur Dumont , par égard pour moi.

IIL'MOM.

Vous êtes bien bonne.

TOtT LE r.:ON0E.

Allons, monsieur Dumont.

DUMONT

Allons, allons, monsieur Dumont....Vous le voulez, belle

dame? yous le voulez tous. C'est bien la peine donner un bal .'... Allons donc ?,..

CXI AN r.. a ELLE , iùvemenl allant de l'imh l'autre.

Ah! monsieur Dumont Hyacinthe! monsieur Martin..

rNoubhons pas mes fonctions.... La boulangère ! f j . y ' . VAUDEVILLE.

( Apres chaque couplet du Vaudeville on fait deux passe de ôoulangciw )

Air de la Boulangère.

CHANTERELI-li.

En vain nos maris veubni fuir

Une commune cliance ; De l'hymen ou ne pont guérir

La niali^-ne influnue ; Chacun voit arriver son jour,

11 faut entrer eu danse A son tour ,

11 faut entrer en danse.

BLINVAL

Ce monde est un Lai , ou 'l'a dit, Où chacun scsi;rua'e./

v^u t^iiacun se signa. e.i Peu de plaisir , beaucoup/dc bruit , Fuis vient l'heure fatale.

Un peu plutôt ,un peu plus tard , On lait la révérence

l".t l'on p^irt.

Ainsi finit lii danse.

JEAK.

Non ,non, je ne veux pas danser r Disait la jeune Clémence ; Un beau «hagon vient la pi-esser Pour un bout d' contredanse; Je ne sais pas comme il s'y prit f Mais d'jmit. ce tenis Clémence

A l'esprit Elle cœur à la danse.

DUMONT

Ils ont gâté mon canapé , Ku mon vin de Constance ; Ils ont mangé tout mon so5.pé :

Ce n'est pas que j 'y pense.

Je n'ai rien piis , mais c'est égal , Je dis : vive la danse Et le bal!

Vive toujpurs la danse.

'■ MARTlK.

Ils menaient la danse en chantant , Ces vieus. soldats de France ; Leur valeur franchissait gaîment La plus longue distance.

Ils s'écriaient en combattant , Et toujours va qui danse ,

En avant, Au feu comme à la danse.

SIMONKETTE.

Quand ce soir , au son du crincrin Le. Vaud'ville entre en danse , Messieurs , un instrument malin Troul)Ierail la cadence , Tandis qu'un joyeux, coup de mai* Donn' du cœur à la danse, ^

Soudain , Donn' du cœur à la danse.

( Grand rond. )

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