‹ Un bal d'auvergnats vaudeville en un acteChapitre 7 sur 25 · SCENE IV. V · texte numérisé non relu

SCENE IV. V

lai. Ah ! ma foi ! tant pis !... s’ils viennent, ils s’en retourneront. C'est tout de même embêtant de ne pouvoir s’amuser ce soir. (Apercevant Coquandard qu’elle ne reconnaît pas.) Tiens!... qu’est-ce que c’est que ça?... sans doute un des invités de monsieur Coquandard..., Attends... je vais bien les recevoir tes invités. (Appliquant un coup de poing dans le dos à Coquandard.) Allezdonc vous habiller plus loin 1

COQUANDARD.

Oh! la! la I

GOGUETTE

Tiens , le bourgeois!... Pardon, monsieur, j’ai cru quo c’était un invité.

COQUANDARD.

D’abord, femme de la Bresse...

GOGUETTE

Quoi donc? femme de la Bresse...

COQUANDARD.

Sans doute... vous êtes de la Bresse, vous êtes Bressanne... je m'y connais, étant aussi de la Bresse... ce qui fait que je suis Bressan. Je reprends... et ne m’interrompez pas... D’abord je vous enjoins de traiter mes invités avec plus d’égards... Ce n’est pas une raison parce qu’ils seront tous en auvergnats, pcrur les traiter comme des savoyards.

C’est bon... c’est bon... on les recevra, vos invités.

COQUANDARD.

Avec des égards... Serre ma boucle.

GOGUETTE, lui serrant la boucle de son pantalon*

En v’ià une idée !... Donner un bal aujourd’hui... On prévient au moins.

COQUANDARD.

C’est ça... je vais prendre des mitaines avec mes domestiques.

GOGUETTE

Bédame ! vous tournez comme une girouette !

COQUANDARD.

Une girouette!

GOGUETTE

Bédame 1

COQUANDARD.

Traité de girouette par une subalterne !

GOGUETTE, avec humeur.

Bédame... quand un bourgeois esttoqué, c’est le devoir d’unebonne domestique de le lui dire.

COQUANDARD.

Toqué!... insolente!

Je ne suis pas insolente pour vous dire que vous avez un n hanneton dans le cerveau.

COQUANDARD.

Un »? hanneton ! Malheureuse... vas-t-en... et ne reviens jamais I

GOGUETTE

Vous me remerciez.

COQUANDARD.

Je ne te remercie pas, je te chasse.

, ENSEMBLE

Air de l’Image.

COQUANDARD.

La fureur me transporte.

File dès aujourd’hui ;

Je te flanque à la porte,

Drôlesse, sors d’ici.

Oui, oui, oui,

File dès aujourd’hui.

( Coquandard sort furieux.)

La fureur le transporte.

Je me fiche aujourd’hui D’être mise à la porte De cette maison-ci.

Oui, oui, oui,

Je sors dès aujourd’hui.

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