‹ Un bal de domestiques, vaudeville en 1 acteChapitre 15 sur 16 · AN TÉNOR , POUPELIN . M“ POUPE · texte numérisé non relu

AN TÉNOR , POUPELIN . M“ POUPE

LIN, OLYMPE, REINE, Les Domrstiqi'es.les Femmes de chambre, SCHON- MANN.

Ils entrent tous en dansant la galopade.

CBCei’E.

Air du Galop.

Vite au Galop, au galop, au galop 1 Qu’la danse Recommence.

Vite au galop, au galop , au galop ,

On n'en a jamais trop.

Ils entourent Anicnor.

ànténor , criant et arrêtant Poapelin qui galope. Arrêtez! arrêtez donc, beau-pêre.

po u pe lin. Eh ! ben , qu’e»t-c* qu’est doue zarrivé ?

antbn'or . Il y a un inlrus chez tou*.

porpEUN. Un intrus !.. attends; n’est-ce

jioint mn vieux en carrick et poudré, zavec une queue ?

anténor. Certainement , vous le connaissez donc &

rocpELiü. Si je le connais... respect za ce brave homme , je I* prends sous ma protection. Si vous saviez c* qu’il a rapporté, un cadeau d’une magnificence..*

antkror. Mais quand je vous dis qu’il m’a traité...

poupelir. Silence , c’est pas d’ea qu'il s’agit; nous n’avons point d’ temps à perdre » et j propose ici un’ petit* contredanse; il fait moins chaud que dans le grand salon.

tous. Oui , oui , en place !

artéror , d part. Celle fois , j’espère que je pourrai danser avec ma prétendue.

w“* poupelir, prenant ta main d' Anténor.

Monsieur Anténor, je crois que vous m’avez invitée pour la première.

artéror, à part, lion , encore la vieille :

ai-je d u bonheur!

On danse. En ce moment la scène doit présenter le tableau animé d’un bal: quelques joueurs entourent la table d ’écarté , pendant que les contredanses se forment au milieu de la scène et dans la pièce qu’on voit au fond ; Anténor et Poupelin se donnent des grâces en dansant, w"* poupelir , se laissant tomber sur une chaise après la contredanse. Ah ! je suis tout essoufflée, je prendrais bien un verre d’eau avec de la castonnnde.

schonmarh, entrant acte un plateau chargé de terre de punch. Care les taches , foilâ l’ bunch.

po u pe r.iît. Le ponge au rhum ! j’en r’ tiens deux verres. N’ayez pas peur Mesd’tnoiselles , c’est moi qui l’a fait ; j’y ai

mis passa blcmentd’cannelleet cruellement

d* clous d’ girofle , c’est un p’ tit ponge de dames.

a- poupEUïf, buvant L* fait est qu’ça passe comme un* lettre à la poste.

artérob. Oui, ça gratte, mais ça fait plaisir.

poupelir, élevant son verre. Allons, mes enf.ius , à la sauté du beau sesque .

Tors , même jeu .

Air : Allons , buvons . (De Rabelais.)

Allons,

Buvons ,

Rions ,

Chantons ,

Amusons-nous en gais lurons ;

Le punch , la dansu et les chansons Pont sauter Rites et garçons.

Allons, aÜons ,

Rions ,

Buvons ,

Chantons !

roorsuK.

An bal , c’est amusant,

On joue , on ae courtise.

On *c quitte , on se r’preud ,

Parfois même on sc grise ,

Qu’on faas* comme on l’enteud.

Quant ii moi , je me grise.

Allons ,

Rions , etc.

Trois heures sonnent.

poupelir. Ah ! chien , v’Ià trois heures qui sonnent.

oltmpe. C’est juste, n’oubliez pas ce qui a été convenu.

pou peu r. Nous n’avons pas d* temps à perdre. Eh ! vite, les autres, dépêchonsnous.

tocs.

Air de Fernand Cortex .

Allons , partons , courons ,

Point de paresse ,

Le temps presse.

Allons , partons , courons ,

Plus tard nous ret iendrona.

Ils sortent tous en courant.

SCEREXVI.

ANTÉNOR , puis M- DELAPORTE, NATHALIE.

axténo» , seul, un peu gris. Eh bien !

qu’esl-ce qui leur prend donc? esl-ce que le punch leur n tourné la léte ? Ce n’est pas l’embarras, il me fait un drôle d’effet émoi, mais c’est dans les jambes; j’éprouve un désir effréné de danser la Gigue ou la Monaco. (Voyant entrer madame Delaporte et Nathalie.") Ahibon , voilé un renfort de dames qui nous arrive.

u” DELiPOBTE, <i part , en entrant. Comment , le bal de domestiques n’est pas encore fini ?

anténor, courant vers Nathalie. Madame , je vous retiens pour la Monaco. [A madame Delaporte .) Et »oos, Mademoiselle, pour la Petite-Laitière, vous savez ?..

11 chante.

■ Voilà , voilà la petite laitière ,

• Qui veut acheter de nu lait N

A In fin, nous nous embrasserons tous; casera drôle, n’est-cd pas ?

M*’ DELAFom. Qu’est-ccà dire ?..

NiTii ati r, d part. C’est sans doute un des invitésd’Olympe.

anténor. Ah ça , Mesdames, pourquoi donc arrivez- vous si tard ?.. Madame Delaporte voué grondera.

m"* delaporte. Madame Delaporte ?. .

akténor. Oui, In maîtresse delà maison.

Nathalie.. Comment... est-ce que vous in co an a if ses?

AMÉNon. Si je la connais ?..ah ça, qu'estce qu'elle a donc cette demoiselle ?.. il me semble qu’au point où nous en sommes...

m"* delapobte. Et à quel point en Otesvous , Monsieur ?

anténor. Parbleu ! j’arrive tout exprès de Châlellerauh pour épouser sa fille...

voilà le point...

Nathalie, avec surprise. Eh quoi 1 vous seriez ? .

anténor. Ânténor Pinchelct,lc meilleur partiel le plus agréable danseur du département de la Vienne.

II fait un entrechat.

Nathalie, d part. Oh ! mon Dieu, qu'il est laid !

akténor. Vous me trouvez de la grâce , n’est-ce pas?... j’en suis pétri... aussi j’ose croire que mademoiselle Delaporte sera flattée de ui’avoirpour mari.

m"* dklaporte. Mais il me semble, Monsieur, que c’est plutôt vous qui devriez être flatté d’entrer dans sa famille.

anténor. Oh! ça dépend... ça m'a l'air d’assez bonnes cens ; mai?, entre nous, ils ne sout pas très-forts... d’abord, d'après tout ce que j’ai entendu , il m’est suffisamment démontré maintenant que le père est un cuirassier de première force, il** Delaporte. M. Delaporte ?

anténob. Oui; et quant ù la mère...

m"* delaportb. Eh bien... Monsieur, la mère...

anténob. C'est encore bien pis , allez...

au fait , elle n’est pas là , je peux vous le dire.... imaginez-vous qu’elle est d'un ridicule... ne veut-elle pas encore faire la jeune personne... à son âge... cinquante ans passés.. .et puis l’air commun , la tourmire d’une ampleur, un vrai ballon , une mongolfière...

m— delap rte. Ah ! quelle horreur !

anténor. Vous avez bien raison , c’est une horreur. Pour ce qui est de la jeuue personne...

Nathalie. Eh bien ! Monsieur, qu'avezvous à dire de la jeune personne ?

anténob. Pas grand* chose. Quant au physique, son petit minois chiffonné est

assez original; mais elle me fait l’effet d’être très-mal élevée et d’aimer beaucoup trop les militaires ; peudaut toute la soirée elle n’a /ait que chuchoter avec un officier de chasseurs.

Nathalie. Ne l’écoutez pas, maman, c’est faux, puisque M. Charles Dalmer ne vous a pas quittée d’une minute.

anténob , d part. Qu’est-ce qu’elle a donc à s’enflammer, cette demoiselle, avec son M* Charles?.. (Haut.) Permettez. ..je crois, Mesdames , que nous ne nous entendons pas.

m"* delapobte. Pardonnez-moi , .Monsieur, je vous entends fort bien, et je vous remercie de toutes vos confidences... c’es d’après elles que je réglerai ma couduile avec vous. ~

anténob. Vous ôtes trop aimable... pour ré pondre à votre politesse, permettez que je vous conduise auprès de ma future famille.

m"* delapobte. C’est inutile, je vais la sonner.

akténor. Comment vous allez sonner ma famille ?

M«* Delaporte sonne.

olympe, en dehors. Voilà, voilà.

anténor. Tiens ! ils accourent... sontils drôles !..

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