CAMILLE, LA BARONNE, TOKEM- BOURG, NARCISSE, ADOLPHE
BARONNE. Suivez-moi... ne craignez
TOKEMBOURG. Ah ! c'est VOUS , madame... vous osez encore vous présenter...
LA BARONNE. Qu'avcz-vous donc?
ADOLPHE , à part. Il a trouvé le billet.
NARCISSE. Mon cher diplomate , vous m'avez redemandé votre portefeuille... je vous le restitue.
(Il rend le portefeuille.)
ADOLPHE , le prenant. Ah ! le traître!
TOKEMBOURG , retenant Narcisse qui va pour sortir.' CoïYwweïitl... ce portefeuille n'est pas à vous ?
NARCISSE. Eh I non... je l'avais emprunté , avec le contenu, à mon^ami Adolphc'T.'^
TOKEMBOURG., Adolphe Blangy!... c*est bien ça!...
LA BARONNE , à part. Je tremble I...
TOKEMBOURG, Ah! mon cher Van -Truck, que d'excuses...
NARCISSE. Encore Van-Truck.
TOKEMBOURG. Ainsi , madame... c'est à ce jeune homme que vous avez écrit cette lettre?
BARONNE. De quelle lettre parlez- ?
TOKEMBOURG , la lui présentant. Lisez', madame ! « Mon mari va au bal... je vous » attendrai chez moi toute la soirée, h
LA BARONNE. Rien n'est plus simple...
Il s'agit de votrenièce... d'un jeune homme qui demande sa main...
TOKEMBOURG. La main de Camille?
NARCISSE. Mais oui , baron. . un de mes amis que je protège... et dont je vous réponds comme de moi-même... ^
TOKEMBOURG. Qu'est-ce que j'apprends-
là?...
NARCISSE. Allons, moucher Adolphe , jetez-vous aux genoux de votre oncle...
TOKEMBOURG. Lui, jamais...
NARCISSE. Comment, jamais!...
TOKEMBOURG. Jamais , dis-je.
NARCISSE. Jamais , dis-je !
LA BARONNE. Il savait bien que vous ne teniez qu'à la fortune, et ce sou' il devait venir s'entendre avec moi. . Mais je suis
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VOUS 'i
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tit)p bonne d'entrer dans de pareilles explications...
, NARCISSE. Vous êtes beaucoup trop 'bonne... il n'y a qu'une voix ià-dessus... Et vous , baron , ces jeunes gens qui s'adorent. . . Ah ! Dieu î mais vous n'avez donc pas de ça?... vous n'en avez pas... Et plus tard... car enfin ça peut arriver , quel chagrin pour vos cheveux blancs ! .. . d'autant plus que la Providence... Voilà le grand point!... et, dans ces cas -là , quand on peut lui dire : J'ai marié ma nièce. . . Ah î baron , la nature y- la reconnaissance. . . l'homme de bien sur la terre. . . Tournez les yeux là-haut... C'est le moment , c'est le vrai moment î...
Air des Amazones.
Je le Tois , vous versez des larmes , Mon éloquence a produit son effet.. .
Oui , ce moment est pour vous plein de charmes . Convenez-en, le coeur est satisfait ; Vous en conv'nez, il est fort satisfait j Pour être heureux, baron, quoiqu'il en coûte, 11 n' faut jamais e'couter les cancans... Bu vrai bonheur vous évitiez la route , Mon cher baron , je vous ai mis dedans , Oui, baron, je vous ai mis dedans, Cher baron, vous êtes dedans.
TOKEMBOURG. Ah ! je n'y résiste plus..* C'est à vous , mon cher Van-Truck , que ces jeunes gens devront leur félicité.
NARCISSE. Très-bien ; vous êtes d'accord... moi j'en ai assez... bonsoiri
TOKEMBOURG. Déjà ! attendez au moins que l'on fasse avancer votre voiture.
NARCISSE. C'est inutile... je vais chercher mon chapeau.
(Il sort par la droite.)