‹ Un beau mariage comedie en cinq actes en proseChapitre 32 sur 98 · PI EURE · texte numérisé non relu

PI EURE

Bagatelle. C'est un chef do brii^^ands!

MADAME BERNIER

Ne faut>ii pas qu'il rentre dans T intérêt de son argent f

PIBBRB.

L'intérdt... vous ne payez donc pas comptant?

MADAME BEBN^EB.

D'où vene^t-vous, mon cher enfant?

PIEERB.

Aucun de vos fournisseurs?

CLEMENTINE.

Vous fûtes des questions de provincial.

PIBBRB.

C'est qu'en effèt j'arrive d'une province reculée, oii nous ne con-' naissons pas le crédit.

CLÉMENTINE

' Tâchez de vous dépayser.

PIBRBB.

J'aurai de la peine : j'ai été élevé dans l'horreur des dettes»

MADAME BBBNIBR.

Le? dettes ne sont pas la dette, mon ami : si Tordre est la fortune du pauvre, la fortune est Tordre du riche.

CLÉMENTINE

Gravez cette sentence dans votre cervelle d'hommo.

PIEftHE.

Je ne demande pas mieux que de me façonner. Biais commen faitofr-vous à la fin de Tannée pour savoir où vous en êtes?

MADAME BERNIBR.

Ah I que vous êtes curieux !

PIERRE

Gomme un provincial. Je serais bien aise de savoir...

MADAME BBRNIER.

Je crois, Dieu me pardonne, que vous êtes inquiet. '

CLÉMENTINE, à part.

Ah! que je n'aime pas cela!

PIERRE) av«c eii'usioD.

Oui, Madame... inquiet pour vous qui ne sauriez plus vous désaccoutumer d'une vie abondante.

MADAME BERNIBR*.

Cela ne regarde que moi.

PIERRE

Franchement , puis-je vous voir creuser un abUne sous vos pieds sans...

MADAME BERNIBR.

Ohl la belle phrase 1 un abîme sous aies pieds!

PIERRE

C'est le mot.

MADAME BERNIER, sèchement.

En tous cas, de quoi vous troublez-vous? Votre fortune personnelle ne peut pas y tomber dans cet abîme.

PIERRE, ttèi-frou!.

Pardon, Madame! j'ai cru de mon devoir de vous avertir ; je n*y reviendrai plus.

ikADAME BERNIBR.

Ge n*est pas que je vous refuse des explications...

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