LE DOCTEUR LABRIE ET L'ÉDUCATION
Influence de Labri» à Saint-Eustacke, — Il se dévoue à l'œuvre de l'éducation populaire. — L'académie de Saint-Eustache. — Jacques Labrie et les examens d'écoles. — La grande fête de l'éducation. — L'école latine de M. Laviolette. — Le curé Pâquin.
UN médecin habile, honnête, affable et pré.
venant, dévoué à la pratique de sa profession,ne peut manquer d'acquérir beaucoup d'influence dans le milieu où il est appelé à vivre. Celle dont jouissait le docteur Labrie à Saint- Eustache et dans les environs était immense.
Son jugement droit et ses connaissances générales inspiraient à tout le monde une confiance sans bornes ; son cœur était ouvert à toutes les infortunes, à toutes les misères physiques et morales, et l'on se sentait attiré vers lui par
— nSses bons procédés et la douceur de son caractère. Juge de paix, il ne tenait pas seulement son autorité de la Couronne, mais, ce qui vaut peut-être encore mieux, de la voix publique et de l'assentiment de tous ses concitoyens :
« Sa grande probité, dit le docteur Tessier, Pavait rendu l'arbitre de tous les différends; son extrême équité fut toujours un substitut à la justice des tribunaux. Revêtu de pouvoirs judiciaires, un reproche de sa bouche était un amer châtiment ; en un mot, le docteur Labrie ne cessa jamais d'être, dans toute l'étendue de son comté, le protecteur des faibles, le consolateur des affligés, le père de tous.
« Qu'il me soit permis d'ajouter, continue-til, qu'à tant de vertus civiles, le docteur Labrie se fit toujours un noble orgueil de joindre la pratique de toutes les vertus religieuses et de tous les devoirs que l'Eglise prescrit à ses enfants.»
« Il a toujours été en bons termes avec tous ses curés », nous écrivait naguère ie vénérable abbé Guyon, curé de Saint-Eustache. Il fut leur bras droit, et les aida dans tout ce qui