II. F A BRI Cl US
Quelque cho.se qui ne vous intéresse pas... la rupture du mariage de mon neveu... .
CHARLES
De votre!..
M. FABRICIIS.
11 n’épouse plus M ,u de Varna; c'est une allairc finie!., ces mariages préparés de longue main ne réussissent jamais...
Et de quel côté sont venus les obstacles?
M. FABRICIIS.
L’auriez- vous cru ?., du côté de Niiteltc.
CHARLES
Comment?
M. FABRICIIS.
Elle a eu l’audace d’avouer à son père qu'elle u'avait que de l'amitié pour Léopold... et sur l'observation qu'entre époux , l'amitié devenait facilement de l’amour, elle a naïvement répondu, que cette transition lui serait impossible... attendu...
CHARLES
Attendu?..
m. FAnnicn s.
Je vous retiens ici!., et vous vouliez parlera M. de Varna!
CHARLES
Attendu, Monsieur?
AI. FABRICII S.
Non, non... faites vos affaires!..
CHARLES
Eh! Monsieur... achevez, je vous en supplie, attendu !..
M. FABRICIIS.
Attendu, quelle en aimait un autre.
CHARLES, à part.
Ah! Ninettc...
M. FABRICII S.
Que dites-vous de cette ingénuité ?
CHARLES
Je dis, qne rien n’est plus touchant et plus respectable; et qu'après un aveu pareil, si M. de Blumenthal ne renonce pas à ses prétentions...
M. FABRICIIS.
Eh bien!...
CHARLES
Eb bien! il y a renoncé... il a bien fait...
M. PABR1C1US.
Quel intérêt vous prenez à cette affaire! Sauriez-vous sur qui est tombé le choix de Ninette ?
Et comment le saurais-je?
M. FAUIUCIUS.
Je l'ignore... mais elle n’a pas voulu s’expliquer davantage , et son père est dans un étrange embarras.
CHARLES
Pourquoi ?
M. FABRICIIS.
C’est le plus indulgent de hommes!., il a promis de ne jamais contrarier les affections de sa fille... mais comment accepter un gendre qu’on refuse de lui nommer, et qui ne se déclare pas!., convenez que c’est un grand sot !..
CHARLES
Mais s'il craint en se déclarant de faire un outrage à l'homme qu’il rest>ecte le plus au monde!., s’il ne peut offrir à M"* de Varna, ni un nom... ni une fortune...
M. fa bric i es.
Notre ami ne tient qu’à la probité.
CHARLES
Cependant, son indulgence aurait des bornes... et tenez!., ce n’est assurément pas de moi qu’il s'agit... mais , supposons enfin , que sa fille m’eût distingué... si j’allais la lui demander?., que me dirait-il ?
M. F A BRI eus.
Il vous la donnerait avec joie...
CHARLES
Vous voulez vous moquer de moi!., adieu.
Monsieur!..
M. FABRIC1US.
Vous n’allez pas le rejoindre?..
CHARLES
Je ne saurais lui parler dans le trouble où je suis!..
M. FA BRI CI US
Mais une supposition n’émeut pas à ce point!., c’est donc la vérité que vous m’avez dite?..
CHARLES
Eh! Monsieur, vous le savez bien!., et c’est pour cela que je pars...
M. FABRICIIS.
C’est pour cela que vous resterez... allez trouver M. de Varna, et faites-lui l'aveu que vous m'avez fait..
CHARLES
Je ne l’oserai jamais !
M. FABRICII S.
Vous l’oserez ! vous l'oserez , vous dis-je ! parce qu’il vous répondra ce que Je vous ai répondu...
CHARLES
Monsieur!
M. FABRlCIUS, le poussant vers la porte du fond.
Mais vous voyez bien que je vous parle en son nom !.. que je suis sûr de tout ! allez ! allez donc!..
CHARLES
Ah! c'est un rêve!., mais je m’y abandonne... mon cher Monsieur , je vous devrai mon bonheur...
(Comme 11 sc Jette dans les bras de M. Fabririus ,
M“* Fabriclus entre; Charles sort par la porte
de gauche sans l’avoir vue. )
t * U, Fibricin», CWIr*.