SCENE IV
M. FABMCIUS, M. DE VARNA.
M. DE VARNA
Une lettre!., sans doute une lettre d'adieux et d'affaires, qui ne m’apprendrait rien, qui ne m'expliquerait rien !... Je ne m'eu contenterai pas.
M. FABRICIIS
Que veux-tu donc?
M. DE VARNA
Une explication décisive.
M. FA BRIC. I US
Il ne peut le la refuser. Quand on apprendra dans Stuttgard que le mariage de ta QUe s’est rompu, non par ton refus, mais par celui de ton secrétaire...
M. DF. VARNA
L'étonnement sera grand, n’est-cc pas ?
M. FA BRIC.IIS
Ce sera un éclat fâcheux pour toi.
M. DE VARNA,
Surtout pour Ninette... pauvre et chère enfant!.. Je vais parier que les insinuations les. plus malveillantes seront propagées pîir M"* Fabricius.
M. FABRICILS.
Tu commences à la connaître.
■M. DF. VARNA
Et tu n’useras pas de tes droits sur elle pour l’engager à se taire?
M. FABRICIIS.
Engager ma- femme à se taire... Décidément tu ne la connais pas.
M. DE VARNA
Je croyais que tu venais m’offrir tes .services.
. M. FABKICIUS.
Je suis venu te faire mes adieux... Oui, mon cher, M“* Fubricius furieuse, m'emmène aux eaux de Graëtz, les eaux les plus ennuyeuses de toute l'Allemagne !.. C'est un tête-à-téte de quatre mois..-. T’avais-je prédit qu’elle se vengerait sur moi du mariage de ta fille?
M. DE VARNA
Mais puisque le mariage ne se fait pas.
M. FABRICIIS.
C'est égal, elle se venge toujours!., enfin les chevaux de poste sont commandés pour neuf heures; si d’ici là tu te réconcilies avec ton secrétaire, fais-moi l’amitié de me l’écrire. Sj je ne reçois rien, j'annoncerai à ma femme la rupture officielle de ce mariage, et peut-être parviendrai-je à la retenir.
Allons, je ne crois pas que tu partes.
M. FABIUCU S.
Que Dieu t'entende! ah! si tu m'en croyais!..
M. DE VARNA
Eh bien?
M. FABRICII S.
Tu laisserais là le sieur Wolf et son neveu... il