‹ Un Cas de Dyspnée LaryngéeChapitre 9 sur 25 · TOR · texte numérisé non relu

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lintestin antérieur pousse une évagination qui, en se développant, va donner naissance à l’appareil respiratoire.

La partie initiale de cette évagination va se modifier et donner naissance au larynx ou plus exactement à une sorte d’entonnoir qui se modifiera lui-même par la suite : le cornet laryngien. La partie antérieure de cette formation deviendra la thyroïde médiane qui se fusionnera ultérieurement aux bords antérieurs des ailes thyroïdiennes.

Dans sa thèse (Paris, 1928) sur les kystes branchiaux de la région latérale du cou, Bospevex, élève de M. HAUTANT, résume clairement les deux grandes théories imaginées pour les kystes de ces régions

— la théorie branchiale que vinrent battre en brèche en 1908 les travaux du professeur VIALLETON insistant sur le rôle limité de l’appareil branchial dans le développement du cou. Pour celui-ci, on ne retrouverait pas trace d’élément branchial chez l'embryon de 15 mm. Il semble en réalité que le larynx soit à peu près complètement formé à ce moment et l’origine branchiale possible ne nous semble pas devoir être rejetée de façon radicale;

— Ja théorie blastomérique mise en avant par WiLms en 1896, reposant sur le fait qu’à un stade queltonque de la vie embryonnaire il peut se produire un arrêt du développement, temporaire ou définitif, portant sur une ou plusieurs cellules. Suivant la date de cet arrêt, ces cellules, si elles se réveillent, donneront des tératomes (ou tumeurs mixtes, en cas d’ärrêt précoce) ou des embryomes de constitution plus simple (arrêt plus tardif alors que les cellules sont déjà différenciées).

En réalité, comme le dit très bien BosDEVEXx, le résultat est identique si les modalités de développement de ces tumeurs sont différentes.

Mais il est un fait essentiel, sur lequel nous nous permettons d’insister, et qu’a très bien mis en valeur cet auteur, c’est que dans ce cas de tumeur dysembryoplasique l’atteinte laryngée est secondaire.

Quant aux kystes purement laryngés, nous n’avons pu encore retrouver aucune étude claire proposant une hypothèse plausible. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur cette question.

Cliniquement, l’évolution des kystes du larynx est progressive et généralement tardive, à l’âge adulte. Retentissant sur la voix, ils affectent également la déglutition et la respiration après être restés latents pendant une très longue période.

Le kyste congénital que nous décrirons se présentera tout différemment.

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