‹ Un cas de tumeur du lobe frontal gaucheChapitre 19 sur 28 · COMMENTAIRES DE L’OBSERVATION · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES DE L’OBSERVATION

Dans cette observation, l’évolution des symptômes est particulièrement intéressante. Il convient de relever la similitude du début de la maladie et des deux rechutes qui survinrent après les deux premières opérations. Pendant les périodes de rémissions, il persista de légers symptômes neurologiques et mentaux, ceux-là même qui avaient été les premiers en date. Leur constance tout au long de l’évolution de la tumeur en fait leur valeur, tant au point de vue séméiologique qu’au point de vue diagnostique.

Nous étudierons d’abord l’évolution des symptômes neurologiques, puis celle des troubles mentaux.

I. LES SYMPTÔMES NEUROLOGIQUES ET LEUR ÉVOLUTION. 1° LES SYMPTÔMES PERMANENTS.

a) La paralysie très légère du facial droit. — Klle est notée au premier examen du 19 août 1937 comme un tout premier signe. Ce fait extrêmement fréquent dans les tumeurs du lobe frontal, ainsi que l’a fait ressortir Clovis VINCENT, en confirme la valeur diagnostique. À

l’examen du 12 novembre, on ne note aucun symptôme neurologique. Mais le 4 juillet 1938, après la deuxième opération, le déficit du facial droit est signalé à nouveau, avec sensation de parésie et exagération du réflexe de Mac CARTHY. *

b) La torsion du tronc vers la droite et l’antérolatéro-pulsion du corps. — Les troubles de l’équilibration sont bien connus dans les lésions du lobe frontal. C’est le trouble décrit par BRUNS en 1892 sous le nom d’ataxie frontale. Ces pulsions vers le côté lésé ont été retrouvées expérimentalement par DELMAS-MARSALET chez le chien, AUSTREGESILO et BORGES FoRTES, MUSKENS, etc. Décrite chez notre malade au premier examen, cette latéropulsion et cette torsion vers le côté de la tumeur existaient encore après la première intervention, discrètement d’ail-

leurs (2 octobre 1937).

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