ACTE CINQUJËfca BEAUPERTHUIS
Vous l’avez fait sauver...
FADINARD.
Pour qui me prenez-vous ?
Il saute de oouveau.
BEAUPERTHUIS.
Qu’avez-vous donc à sauter, monsieur?
Des crampes... ça vient de l’estomac.
BEAUPERTHUIS.
Parbleu! je vais interroger ce factionnaire...
AN AÏ S, à pari.
Dieu!
FADINARD, le retenant brusquement.
Non, monsieur... c’est inutile. (A part, regardant Éfiail* ) Bravo!... il scie la corde... (Haut.) Il ne répondra pas... il ast défendu de parler sous les armes!
BEAUPERTHUIS, cherchant à se déga^r
Mais lâchez-moi donc!
FADINARD.
Non... vous allez vous mouiller.
Il le couvre plus que jamais et saut*
TARDIVE AU, revenant de la droite et stupéfait de voir ua
factionnaire-
Un factionnaire à ma place!
AN AÏS
Passez au large î
BEAUPERTHUIS.
Hein !... cette voix!
12* 0 ï* CHAPEAU DE PAILLE D’ITàLIR.
FADINARD, mettant le parapluie en travers
Un conscrit!
ÏARDIYEAU, apercevant le chapeau
Ah!... qu’est-ce que c’est que ça?
BEAUPERTHUIS.
Quoi?
n écarte le parapluie et leve la t4te . FADINARD.
Rien!
Il lui enfonce son chapeau sur les yeux. Au même instant la eoarde est coupée. Le réverbère tombe.
BEAUPERTHUIS.
Ah!
TARDIYE AU, criant.
. Aux armes ! aux armes !
FADINARD, à Beauperthuis.
Ne faites pas attention... c’est le réverbère en tombant
Ici les gardes nationaux sortent du poste. Des gens paraissent au> fenêtres avec des lumières. — - Pendant ie chœur, Fadinard dé' croche le chapeau et le donne à Anals, qui le met sur sa tète.
CHOEUR
AIR : Vivait les hussards d’Berchini {Tentations d’Antoinette , acte S)*
Quel bruit! quel vacarme infernal!
Qui fait cet affreux bacelianal?
C’est indécent! c’est illégal!
Dressons procès-verbal!
•Après le chœur, Beauperthuis est parvenu * retirer son feutre, de dessus ses yeux
BEAUPERTHU IS
Mais, encore une fois, messieurs...