ACTE DEUXIÈME
FADINARD.
Quel courroux orageux t Qu’ai-je donc fait d’affreux,
De honteux.
D'odieux,
De si monstrueux ?
Mais qu’est-ce qu’iî y a? Pourquoi avez-vo us quitté les & acres ?
NONANCOU RT.
&on gendre, tout est rompu!
FADINARD.
C’est convenu.
NONÀNCOURÎ.
Vous me rappelez les orgies de la Régence ! fi, monsieur, fil
BOBIN et LES INVITÉS.
Fi! fi!
FADINARD.
Mais qu’est-ce que j’ai encore fait?
TOUS
Oh!
îîON ANCOURT.
Vous me le demandez?... Non 1... Tu me le demandes! Quand je viens de te surprendre avec ta Colora bine... arlequin!
FADINARD, à part.
Fichtre! il m’a vu! (Haut.) Alors, je ne le nierai pas.
Ab î
tous.
HÉLÈNE, pleurant.
il l’avoue î
BOBIN.
Pauvre cousine ! (Embrassant Hélène.) Fi, monsieur, S 3
FADINARD.
Tenez- vous donc tranquille, vous!... (ABobm, lerepoussastj On ne marche pas dans les plates-bandes.
BOBIN.
C’est ma cousine!
NONASCOURT.
C’est permis.
FADINARD.
Ah! c’est permis... Eh bien, cette dame que j’ai brassée est ma cousine aussi.
TOUS
Ail ! I ï
N ON A N COU RT
Présentez-îa-moi... je vais l’inviter à la noce.
FA DI NA BD, à part.
Il ne manquerait plus que ça ! (Haut.) C’est inutile... elle s’accepterait pas... elle est en deuil.
NONANCOURT
En robe rose?
FADINARD.
Oui, c’est de son mari.
NONANCOURT
Ah! (a Tardive&u.) Monsieur, je renoue! Bobin, je te la retire.
ACTH DEUXIEMB.
BOB IN, vexé, à par».
Tl eux tourniquet!
NON ANCOU BT.
Nous pouvons commencer... (Aux autres.) Prenons place.
Toute la Noce s’assied à droite, eu face de Tardiveau. FADÏNARD, à l’extrême gauche, sur le devant, à part.
Que diable font-ils là?
TARDIVEAU, quittant sou grand livre et allant prendre son gilet 4»
flanelle à l’extrémité du comptoir, à part.
Non ! je ne veux pas rester comme ça...
NONANCOURT, à la Noce.
Eh bien, il s’en va?... Il paraît que ce n’est pas ici qu’on marie.
TARDIVEAU, son gilet de flanelle à la main, à part.
11 faut absolument que je change.
Il sort du comptoir, par l’avant-scène.
NONANCOURT, à la Noce.
Suivons monsieur le maire 1
Il prend son myrte sur le comptoir, et passe dans le comptoir ea suivant Tardiveau. Toute la Noce suit Nonancourt à la file ; Bobin prend le registre, Vézinet, l’écharpe ; d’autres Fencrier, la plume, la règle. Nonancourt donne le bras à sa Allé. Tardiveau, se voyant suivi, ne sait ce que cela signifie, sort précipitamment par la droite, premier plan.
CHOEUR
AïB : Vite I que Von se rende ( Tentations d’ Antoinette,
Puisque ce dignitaire Daigne guider nos pas,
Suivons monsieur le ma* 1 Et ne le quittons pas !