‹ Un chapeau de paille d'ItalieChapitre 85 sur 114 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

VtJ.ZTNET.

Merci J

Il se remet à chercha?»

NONANCOURT

£9 ne sais plus où j’en étais...

BOBTN, pleurnichant.

Vous étiez à: «Dans la cave... allez vous faire pendre ! »

NONANCOURT

Très-bien! (Reprenant, et changeant son myrte de bras.) Mes

enfants... c’est un moment bien doux pour un père, que celui où il se sépare de sa fille chérie, l’espoir de ses vieux jours, le bâton de ses cheveux blancs... (Se tournant vers le paravent.) Cette tendre fleur vous appartient, 6 mon gendre!... Aimez-la, ehérissez-la, dorlotez-la. . . (a part, indigné.) Il ne répond rien, le Savoyard!... (a Hélène.) Toi, ma fille... tu \ois bien cet arbuste... je Fai empoté le jour de ta naissance... qu’il soit ton emblème!... (Avec une émotion croissante.) Que ses rameaux toujours verts te rappellent toujours... que tu as un père... un époux... des enfants!... que ses rameaux... toujours verts... que ses rameaux... toujours verts... (changeant de ton, à part.) Va te promener!... j’ai oublié le reste!...

Pendant ce discours, Bobin et le» dames ont tiré leurs mouchoirs et sanglotent.

HÉLÈNE, se jetant dans ses bras

Ab! papa!...

BOBIN, pleurant.

Que vous êtes bête, mon oncle!...

NONANCOURT, à Hélène, après s’ètre mouché

J’éprouvai? le besoin de t’adresser ces quelques paroles

bien senties... Maintenant, allons nous coucher.

HÉLÈNE, tremblants.

Papa, ne me quittez pas !

BOBIN.

Ne la quittons pas î

NONANCOURT

Sois paisible, mon ange... J’ai prévu ton émoi... j ai stipulé quatorze lits de sangle pour les grands parents. Quant aux petits, ils coucheront dans les fiacres...

BOBÏN.

A l’heure !

.VÉZINET* tenant un tire-bottes, à Nonancouri

Dites donc... j’ai trouvé un tire-bottes...

NONÀNCOURT.

Zut!... — Va, ma fille! (Avec un soupir.) HeucL..

BOBIN, soupirant.

Heue! ...

CHŒUR

AÏR de ' Zampa .

Elle a @onné Fheure mystérieuse

me

Qui du bonheur te garde les secrets,

vous

me

Puisse à jamais l’hymen te rendre heureuse

vous

Et t épargner , , . . *

r les pleurs et les regrets.

Et vous sauver

Les daines emmènant la mariée dans la chambre à la gauche du fond. - BoDin veut s'élancer; Nonancourt le retient et fe fait entrer dans la chambre de droite en lui donnant son myrte. — Vézinet disparaît derrière les rideaux de l’alcôve du fond qui ee ferment.

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