‹ Un Chapitre de Radiothérapie endocrinienneChapitre 24 sur 33 · SENS LS · texte numérisé non relu

SENS LS

ayant des surrénales normales. Sur 10 cas, ils n’observérent aucune modification notable de la pression artérielle. La pression était très légèrement abaissée, ou augmentée, ou même inchangée; cependant lorsque la 12 dorsale se trouvait dans le champ c’est-à-dire que les deux surrénales étaient irradiées, les modifications de pression étaient plus importantes. Ils déclarent n’avoir pas pu prévoir dans quel sens devait se faire cette modification, n’ayant pu déterminer la relation entre l’intensité de la dose et la réaction.

Weinstein en irradiant des sujets sains avec 10 à 35 % HE D a vu dans 1/3 des cas, une légère aug- 10385 % HE D a vu à 1/3 des cas, une légère augmentation. Lévy Dorn et Weïnstein attribuent pour une grande part, ces modifications au psychisme. Dans’l’ensemble, ils ont plutôt observé des augmentations de la pression artérielle. Mais les doses employées furent généralement assez faibles et on peut se demander si elles n’ont pas eu une influence irritative.

I1 doit en être de même pour Marino et Milano qui ont vu après irradiation des surrénales, non pas une diminution de pression, mais une augmentation.

Enfin, certains ont formulé une critique d'ordre général : l’irradiation cutanée sur un point quelconque de l’organisme serait susceptible de produire un abaissement de tension.

Panoff irradie 62 malades n’ayant pas d'affection rénale, cardiaque ou vasculaire : 39 % des cas sont

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irradiés sur le thorax, 50 % sur l’abdomen, 10 % sur la tête. Il constate en général, un abaissement de la tension artérielle dans 68 % des cas. Sept jours après environ, il y avait retour à la normale.

Coutard et Lavedan en 1922 ont publié qu’en irradiant des néoplasmes, ils observaient toujours une baisse de tension assez importante : baisse de tension ne dépendant que de la quantité du rayonnement absorbé et du volume des tissus irradiés et sans rapport avec le lieu d'irradiation.

Par une communication orale du premier de ces auteurs, nous avons pu nous rendre compte que les conditions d'irradiation étaient totalement différentes. Certes Coutard trouve chez tous ses malades irradiés, un abaissement de la pression artérielle quel que soit le point du corps irradié. Cet abaissement serait d’ailleurs surtout marqué pour l’irradiation de la région cervicale. Mais les conditions de traitement sont tout à fait différentes. Les malades de Coutard subirent 2 séances par jour. À chacune de ces séances, ils reçurent des doses 2 ou 3 fois plus fortes que celles employées dans le traitement de l'hypertension. Les champs étaient plus importants, les rayons plus pénétrants. D'ailleurs, cet abaissement n’est que passager et ne saurait être obtenu dans les conditions habituelles de traitement de l'hypertension (3 à 6 séances étalées sur une à trois semaines; dose de 2 H. par champ de surface plus petite, avec tension beaucoup moins forte).

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