‹ Un Chapitre de Radiothérapie endocrinienneChapitre 28 sur 33 · APR · texte numérisé non relu

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— 49 — à de la tension artérielle et de la glycémie. Le nombre des globules du sang s’éleva considérablement, mais cette élévation relevait de l'atteinte de la rate.

b) Etude anatomo-pathologique.

A l’état normal de hautes doses de rayons X sont nécessaires pour altérer anatomiquement la surrénale : elles doivent être sans doute très supérieures à la dose érythème.

Déjà en 1908, Harvey avait pu constater des altérations histalogiques, congestives et hémorrhagiques causées par l’irradiation.

En 1913, Zimmern et Cottenot firent d’intéressantes et minutieuses observations que l’on trouve consiguées dans la thèse de Cottenat :

«l° Nous avons pu par des irradiations massives et répétées produire chez des chiens des lésions des surrénales.

« 2° Ces lésions portent sur la médullaire et sur deux régions de la corticale.

« 3° Les lésions consistent en destruction de cellules par cytolyse et chromatolyse...

« 4° Dans un cas, nous avons constaté une transformation in situ des cellules de la médullaire, qui par tous leurs caractères étaient devenues identiques aux cellules normales de la fasciculée.

« 5° Ceci peuts’interprèter de deux manières : soit que les rayons X aient hâté l’évolution normale de

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la cellule glomérulaire, soit qu'il s’agisse d’un processus de suppléance destiné à remplacer les cellules détruites.

« 6° Toutes ces lésions ont été trouvées sur des chiens autopsiés de 8 à 40 jours après le début des irradiations.

« 7° Les surrénales de chiens irradiés pendant des mois ont été trouvées absolument intactes de sorte que, si dans ces cas il y a eu des lésions glandulaires, elles ont été passagères et l’action prolongée des rayons X n’a pas empêché la régénération de l'organe.

« 8° Nous avons mesuré la pression artérielle de 4 de nos chiens avant et après les irradiations au moyen d’une canule introduite dans la fémorale et reliée à un manomètre à mercure. Un seul a présenté un abaissement appréciable des pressions minima et maxima. C’est l’un de ceux dont les surrénales montrèrent d'importantes lésions destructives.

Hohlfelder et Peiper, dans leurs recherches expérimentales sur le cobaye, ont trouvé de fortes altérations de la zone fasciculée et réticulée surtout au niveau des noyaux. Gabriel a expérimenté sur les surrénales du chat. Il perdit précocement, toute une série de chats avec le même syndrome typique : amaigrissement rapide malgré une bonne alimentation. IL avait l'impression qu’ils « se désséchaient progressivement ». Un des chats avait un aspect particulièrement impressionnant : son corps amaigri et cachectique semblait l’appendice d’une tête énorme.

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