SCÈNE VIII
BADUREAU, seul, oxivrani la leltre.
C'est de mon armateur, sans doute... il m'annonce ce que je ne sais que trop... Non, celte lettre est de l'aris... (Lisant.) « Monsieur, vous • désirez qu'on vous débarrasse de la vie : je me « charge de voire affaire. » Hein ? « J'accepte « votre offre d'autant plus volontiers que, comme « VOUS; je veux me retirer de ce monde... Je fi- « lerai des que je vous aurai fait partir... Je suis « pressé, vous ne languirez pas. » Sapristi ! « Ne « vous inquiétez nullement du moyen que j'em- « ploierai, il est lies bon et très expédilif. » C'est affreux, ça. « Vous serez servi au moment où vous « vous y attendrez le moins et vous crèverez « comme un ballon. » Vous crèverez comme un ballon!... et pas de signature !.., Quel est cet
• JB.
horrible coquin dont la cupidité me menace?., et dans quel moment? Dans le moment où celle pauvre petite Thérèse est persécutée par un drôle! dans le moment où elle compte sur moi! C'est quand j'ai tant besoin de vivre que ce brigand anonyme vient !iie proposer de me faire finir comme un ballon!... Cette expression atroce m'intrigue beaucoup. Quel peut être son plan? des oubliettes sous mes pas; un pétard dans mes vêtements... car c'est très varié , ces horreurs-là !
Air ; le Code et l'Amour.
I! est des moyens pleins d'adresse.
Qui semblent créés par l'enfer Pour détiuir' notre pauvre espèce :
Le poison, la flamme et le fer. Oui, pour dépeupler la mapp'-nionde.
Les procédés sont très nombreux, hélas ! Et dir' qu'il uen est qu'un au monde Pour réparer tous ces dégâts !
Voilà encore une chose triste!
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