‹ Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son ŒuvreChapitre 1 sur 70 · Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son Œuvre · texte numérisé non relu

Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son Œuvre

maître anglais de comédie pure : » comme l'appelle Swinburne et en même temps Le es pos ins mais on à écrit ap. et pas assez. Han &

; Le caractère exquis | et la quite de ses Scoméies ont éveillé | ns = Pintérêt de nombreux auteurs ; mais l'aridité du sujet et la diff ae culté des problèmes à il soulève ont eftragé l’investigateur |

dire son sur D mais ur ou rois seulement se = sont dévoués de gras et d ‘une manière intelligente à l’étude =; porter CN Mr 0 Ù

De Huzlitt Lamb et Hunt à Mach À hachetan et Su Se bumne, de Meredith à Henley, nombre d'écrivains ülustres sont redevable es à Congreve des plus belles pages qu’ils ont peut-être jamais. écrites, sans parler d’une foule de biographes et de critiques. du XVII° sole. Samuel Johnson en tête, et des critiques de la fin du XIXe. … Mais. pour qui |comnatt tant soit. peu Congreve, ün y a Qu'un . livre de bon sur le grand poèle comique, c’est la « Life of Conne greve » de l’ excellent critique et ie anglais Mr. Edmund Gosse. ; De

4 Le . livre fl doit sans doute beaucoup; il ne Dao pas < moins à | quelques livres français comme ceux de Beljame el

5 écrits sur r le siècle de Congreve en général

Quant aux prés. tels que 55 William Care AA Leben : : und seine Lustspiele, ouvrage écrit en 1897 par le Dr. Schmid, alors. professeur à : à l'Université de Gratz ou : Congreve und Re

Molière du Dr. Al, Bennewits - — qui “fait de Congreve un pasti- à cheur. de Molière — nous TEGReNORE de ne Das RODOR leur adresser dé GT ÉSRR RRE ASE SE ie Re |

« J’ai parcouru avec une impatiente curiosité, disait, il y a M

deux ans, Mr. Gosse (1), de livre du Dr. Schmid, le principal cri- 2 tique continental de Congreve, mais j'ai été complètement désillusionné. Il se. base sur moi avec une touchante uniformäté ; à Fe me cite continuellement et avec une courtoise reconnaissance ; . im est pourtant impossible de découvrir dans son entière mOono- : à Se graphie le moindre fait ou la moindre correction Li un à fait qui ee —. ne m'aient été connus en 1888. | .

La grande difficulté dans L'étude de Congreve consiste en =. ceci : c’est que la vaste matière critique et biographique de LES sujet est éparpillée dans l’espace de presque trois siècles et

qu’en échange il.n’existe pas d’ édition critique, pas même d'édi- | tion complète de son œuvre (2). ès

S . Comme exemple typique de la confusion qui plane sur .

< auteur si important, nous nous contenterons de mentionner le

. cas, cité par Mr. Gosse (3), d'un grand bibliophile anglais qui l'invita une fois dans son incomparable bibliothèque pour lui montrer une œuvre de Prior. Cette œuvre en réalité n’était que

£ ne Z ï =

(1) « A note on Congreve ». London Mercury, April 192.

(2) Mr. Montague Summers, dit-on, s'occupe depuis longtemps de cette édition ve regretitons de n’avoir pas pu consulter. (Cf. Bibliographie).

3) Ibid

| © Remontant toujours aux sources, reisant avec attention textes et documents, nhésitant pas à à faire appel aux annales de la scène et à celles de l’ époque de Congreve, peut-être avons- AE | nous. réussi à dire de temps en temps quelque chose de nouveau. © Nous avons accordé une attention spéciale à un moment capi- > tal de la carrière du poète, la. Controverse puritaine, de même | Le qu’ à la deurième moitié de la vie de Congreve. Sur ces deux points il nous sera permis de dire que Mr. Gosse, pour avoir négligé certains textes et une partie de la correspondance du Ur a laissé une lacune dans son ouvrage.

nE Nous avons consulté des Journaux, des Miscellanées, des , aire littéraires de l’époque, qui ne sont pas même cités par Mr. Gosse et ces recherches, jointes à un coup d’œil sur les se manuscrits de notre auteur, nous ont-permis de découvrir des fragments poétiques dus à. Congrene ou se référant à lui, ignorés | où oubliés. x Quant à L'œuvre cardinale de poète, son œuvre dramatique, nous l’avons étudiée en elle-même et par rapport à ses prédé- | cesseurs et à ses SUCCESSEUTS ; nous l’avons donc autant que pos- sible mise en lumière à plus ue point de vue. - Tout cela nous aura aidé à écrire sur Congreve un livre qui marquera, tout au moins, un BHO honnête pour servir la a mémoire du « Molière Anglais », et rendre hommage à la litté- 2 rature à laquelle il appartient.

Londres, Juin 1993.

MAS En EU ï re

Date et lieu der naissance Versions biographiques

TE vie . Gongreve a, été jugée, par he biographes, stérile LES monotone. En effet, si l’on ne peut dire que sa biographie riva-

lise en pénurie de faits avec celle de Wycherley, par exemple,

les données le concernant, tout en étant nombreuses, n’en soni pas moins uniformes. Rarement, lé époussetage des vieux docu- Ée ments a procuré tant de déception. Le plus ancien remonte 7 : jusqu’à 1699. Car le premier essai d’une biographie de Con- A greve n’est pas, comme l’affirme Mr. Gosse, celui que Giles : : £ Jacob nous donne dans son « Poetical Register » (1719-20), es mais cette « careful hand » 4) qui en l’année citée plus haut nous ES donne imprimée pour William Turner « at the White Horse : without Temple Bar » « The lives and characters of the English | Dramafic Poets……. » « first begun by Mr. Langbain improved and SES ee e continued down to this time. » L’ article sur Congreve n’est pas écrit par l'auteur même du livre. Celui-ci informe le lecteur dans sa préface que « The following piece is not writ all by one Lee hand » », et 4 en ce qui le concerne comme récent lecteur de

(1) L'éditeur de ce second. « Langbain » a été identifié avec Charles Gildon. PS à d 26] n À à 2 + :

: reproduites plus tard par d'autres, forment : un n espèce de noyau ;

= Staffordshire, qu’il doit ses merveilleuses connaissances au ce de Dublin et que, de retour en Angleterre, ils? est adonné

- déjà acquis la notoriété. . +

demi ou tout au moins un an pour la correction et la mise en

un. Frail soit 7 pi de me. La ns de | l’article ne donne pas la date de la naissance de Congreve. Mais ses assertions au sujet des pièces de Congreve (au total beau: coup plus nombreuses que celles de Jacob qui ne fait parfois que le copier) constituent le fonds commun des critiques posté- rieurs ; de même ses affirmations au sujet de la vie de Con

biographique. RÉ à Re Des L'article « Ye et Caractère de William ours » nous apprend done que le poète est issu d’une vieille famille a

‘étude du Droit. Mais la délicatesse de son esprit le détourne = ces matières arides et l’incite à se consacrer à la littérature; | ne il fut vite favorisé dans cette nouvelle carrière; ds effet, une heureuse fortune le fit pénétrer dans l'intimité et la société | des « gens d’esprit » les plus distingués ; mais son seul génie suffit à le rendre célèbre et ses quatre premières pieces lui ont

L'auteur anonyme ne nous donne pas la date de la naissance de Congreve, mais en parlant de « The Old Bachélor.… il dit que cette pièce le fit connaître de la ville et fit surgir pour lui un honorable Mécène. Or, cette pièce parut, dit-il, en 1693, et comme excuse du manque d’originalité de quelques Caractères, on allègue que la pièce avait été écrite quand l’auteur n avait encore que dix-neuf ans. Si l’on pense, maintenant, qu’une pièce s’imprimait à cette époque une quinzaine de jours après la représentation et si l’on donne à Congreve un an et.

Page 1